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[Live Report] Zombie Zombie, Tomaga, None, Tristesse contemporaine à la Machine du Moulin Rouge pour le Festival Zombie Jamboree.

[Live Report] Zombie Zombie, Tomaga, None, Tristesse contemporaine à la Machine du Moulin Rouge pour le Festival Zombie Jamboree.

12 mai 2017 | PAR La Rédaction


Avançant dans sa 7ème année de création, la Machine du Moulin Rouge se dresse fièrement comme un haut lieu de création et défend largement une vision débridée de la culture. En partenariat avec Brain Magazine, Noisey et Technikart, le Zombie Jamboree festival sort tout droit de la boîte à idées du groupe Zombie Zombie. Trois jours de Concerts, de cinéma et de clubbing !

Par Nicolas D’HERVILLEY

On assiste ce mercredi 10 mai à un rassemblement festif, sorte d’afterwork entre copains qui permet de mettre à l’honneur la musique live que l’on aime retrouver en club. Découvrir l’univers de Zombie Zombie à travers des soirées à moindre frais, c’est ce qu’on demande.

Tu te souviens de ce chanteur un peu barré, qui bouge dans tous les sens et qui arrive à rester concentré ? C’est le genre de prouesses dont sont capables les membres du groupes “NONE. Et ça tombe à pic, car c’est eux qui ont eu l’honneur d’ouvrir les festivités. Il est 20h tapante, les gens boivent, discutent et fument des clopes tout en se racontant leurs journées. Et puis crescendo, la musique rythme la salle. C’est en douceur qu’ils débutent la soirée. Timidement, les spectateurs se rapprochent et se laissent bercer par d’étranges sons provenant de la scène. Des voix aux loin, une mélodie entrecoupée de sons stridents qui te rappellent vite que tu n’es pas ici pour profiter de l’happy hour. Présence indéniable, et visuels projetés créés par le collectif Tharsis Dome Lightshow accompagnent la représentation d’une ambiance mystique à l’image du groupe.

30 minutes plus tard, c’est déjà la fin, première entracte et le public se disperse. On retourne chercher à boire au bar plus en haut, et on se rend compte après-coup, que le DJ set de Tristesse Contemporaine est en train d’avoir lieu. Narumi Herisson passe quelques titres qui s’intègrent à la perfection avec le climat à cet instant.

Non, Tristesse Contemporaine n’est pas un nouveau phénomène et mouvement émo, mais bien un groupe autoproclamé de “back seat drivers”. Trio international (une fille japonaise, un garçon anglais, l’autre suédois). On apprécie des mélodies catchy mélangeant synthé, pop, voix androgynes et des basses vintages. Tristesse contemporaine, c’est sans nulle doute la face sombre et mélancolique d’une pop actuelle: Brute, hypnotique et désarmante.

On pourrait presque rire du choix de nom de groupe pour Tomaga quand on sait que c’est également un fabricant de trancheuses à jambon mécaniques. Et au final, pas si surprenant que ça, car c’est ce que nous évoque l’ambiance générale dans la salle. Deuxième passage, il est déjà 21h30 et résonne en fond, un son saturé parfois violent qui nous interpelle. A la manière des banques de sons en lignes, le duo composé de Tom et Valentina produisent avec allégresse des sonorités industriels, couplées à des instruments reconnaissables tel que la guitare ou la basse. C’est lourd, c’est gras, et on pourrait croire à un voyage interstellaire, Le public se rapproche au fur et à mesure que la musique s’alourdit et devient grinçante. On perçoit des rires aux loin, et l’instrumental fait battre nos corps. On se laisse porter au fil des minutes. Il faut avoir goûté aux charmes des morceaux “Alphabet Of Light” ou “Futura Grostesk” pour comprendre et apprécier l’ambiance qui règne à ce moment là. Pratiquement une heure, qui ne laisse de répit à personne.

De plus belle, la seule femme du Trio Tristesse contemporaine, passe quelques morceaux, avant de laisser place à ceux pour lesquels la plupart du public est venu ce soir là.

Salle comble, le groupe ZOMBIE ZOMBIE composé d’Etienne Jaumet et Cosmic Neman, accompagnés de leur nouvel acolyte Dr Schönberg nous aspergent d’acide musicale. Connus notamment pour le célèbre “Rocket Number 9” sortie en 2012.

Le groupe navigue entre un univers jazz cosmique, allant des BO de films d’horreur à la techno contemporaine, ils interprètent le nouvel opus Slow Futur dans sa quasi-totalité, en nous dévoilant par moments, des nouveaux morceaux. . Les jeux de lumières dessinent des ombres et parcourent la scène, rendant le tout incroyablement graphique.

Le public, lui, en transe avec les artistes, est totalement conquis.

Visuel  © La Machine Du Moulin Rouge et NH

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