Electro
[Live report] The Bloody Beetroots à l’Olympia

[Live report] The Bloody Beetroots à l’Olympia

10 novembre 2013 | PAR Mélanie Taverny

The BBeetrootsLes betteraves sanglantes et cagoulées (alias les Bloody Beetroots) ont fait trembler le sol de l’Olympia à l’occasion de la sortie de leur dernier album Hide. Après leur précédente tournée Church of Noise, le trio électro-punk italien emmené par le leader Sir Bob Cornelius Rifo est revenu vendredi soir devant une foule excitée et adepte de pogos accentués pour nous en mettre plein la vue l’espace d’une heure et demie !

Après une première partie du DJ Panteros 666 (membre de Club Cheval) qui a mis la salle plus qu’en émoi pendant près d’une heure, le groupe apparaît comme à son habitude, mystérieux, sous des masques noirs pour jouer « Spank » le premier morceau de l’album, entrainant et fantasmatique avec du son électro bien méchant. Le public déjà acquis et déchainé part d’un coup, se laissant aller par les crescendos de la musique devant le synthé et la batterie en live sans nous laisser le temps de réfléchir. Dans une salle presque comble, les gens sautent les mains en l’air toujours plus haut et de plus en plus vif au son effréné du groupe dans un beau mouvement de foule à vous couper le souffle !

Le guitariste déambule sur scène de gauche à droite, les spots lumineux se dressent uniquement sur la batterie à des moments précis, le trio italien livre une version très personnelle du live électro (parfois rock, punk ou dubstep) en mêlant dans une cacophonie numérique et acoustique guitare électrique, synthé, piano et batterie. Le logo « The Bloody Beetroots live », lui scintille en blanc en arrière-plan.

Le deuxième album des italiens sonne plus rock, avec des sonorités alourdies et simplement nuancées par des notes de piano légèrement adoucissantes. Les multiples collaborations signées Tai, B.More, Paul McCartney ou encore JUNIOR font de ce nouvel opus un album éclectique qui se range cependant dans la case électro / punk-rock. Cet ultime opus, bien reçu par un public conquis, laisse aussi place à quelques morceaux du premier album Romborama (2009), qui avait fait la renommée du groupe par le biais des fureurs de « Wrap 1.9 » ou de « Cornelius ».

Le raz-de-marée électro-punk est passé brièvement, prévoyant une date française unique, et on les retrouvera désormais en Australie, ainsi que chez eux en Italie dès cette semaine. Cachés derrière leurs cagoules menaçante, comme le souligne le nom de l’album Hide, c’est mystérieusement qu’ils ont quitté la scène française pour la fin de leur tournée.


Visuel : © Mélany Taverny

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Mélanie Taverny

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