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[Live Report] Panoramas Festival, les cloches de la majorité ont sonné !

[Live Report] Panoramas Festival, les cloches de la majorité ont sonné !

06 avril 2015 | PAR Enora Le Goff

Ce week-end a eu lieu la 18e édition du Festival Panoramas à Morlaix, et pour son année de la majorité le festival a frappé un grand coup sur la Bretagne, une avalanche de musique électronique, de à la house en passant par la techno, les festivaliers n’ont pas été déçus!


Vendredi

22h – La pluie n’a en rien découragé les milliers de festivaliers venus de Bretagne et d’ailleurs. Les chanceux qui ont échappé aux gouttes n’ont certainement pas échappé aux éclats de bière volants à tout va pour le concert de Salut c’est cool, premier grand nom de la soirée. Leur concert déjanté a placé le festival sous le signe d’une fièvre dansante, marquant le début de trois jours de festivités.

23h – Grand absent du Nordik Impakt pour des raisons de météo, Kaytranada a enflammé Panoramas avec ses beats entre tech-house et hip-hop. Connu notamment pour ses remix, il présentait ici son nouvel album qui sortira courant 2015. Au vu du nombre de cris, de pogo, de bières lancées et de baguettes de pain volantes (?) il faut croire que le public a apprécié !

00h30 – Connus et reconnus pour leurs performances en festival les Bloody Betroots ont mis le feu aux poudres dans le Grand Club, leur mélange de hard rock, de punk et d’electro n’a pas épargné les oreilles du public, qui s’est épuisé pendant 1h30 sur leur musique, et notamment Wrap 1.9, morceau mythique du groupe. Cette année seul SBCR, leader du groupe, était présent, mais c’est avec d’autant plus de rage qu’il s’est employé à transporter la salle… Woop Woop !!!

2h – Le duo israélien d‘Infected Mushroom, pilier de la musique psychedelic trance depuis la sortie de leur premier album « The Gathering » en 1999, présentais à Panoramas leur nouveau projet « Friends On Mushroom« . En quinze ans leur musique a énormément changée, est désormais plus accessible et éclectique. Les deux acolytes trouvent aujourd’hui de nouvelles inspirations dans la dubstep ou la drum’n’bass, du changement certes, mais on reste toujours dans une musique puissante et violente (peut-être trop à certains moments?)

3h30 – Après avoir émerveillé les Transmusicales de Rennes en décembre dernier, l’Allemand Boris Brejcha a refait un set absolument parfait dans le Grand Club de Panoramas. Créateur de sa propre musique, la high-tech minimal, le DJ est apparu sous son immense masque vénitien. Sa virtuosité musicale couplée aux impressionnants effets de lumière rendaient la scène futuriste, presque surréaliste. Pendant près de deux heures les milliers de festivaliers ont vécu une véritable transe commune. C’est sur la note finale de ce véritable spectacle que la soirée du vendredi s’est achevée, laissant le public transi, les pieds boueux et les jambes flageolantes, mais avec en tête assez de superbes souvenirs pour patienter jusqu’au lendemain!!

Samedi

21h30 – Ça commence très fort avec Etienne de Crécy, l’un des précurseurs de la French Touch. Quatre ans après sa prestation solo dans son immense cube, il est venu cette année présenter avec ses acolytes (Alex Gopher et Julien Delfaud) le troisième volet de la production collective : Super Discount. Un album pop et funky, plus dance-floor que techno, mais qui a véritablement su réveiller les festivaliers pour cette soirée, notamment avec les explosifs « You » ou « Hashtag my ass ».

23h – Dans la salle Sésame Joachim Pastor ouvre bien grandes les oreilles du public avec une tech-house subtile et mélodieuse. C’est que l’artiste vient d’une formation… classique! Passé par le conservatoire, qu’il a troqué contre son ordinateur, Joachim Pastor est aujourd’hui membre d’Hungry Music, aux côtés de Worakls et N’TO notamment.

1h– On quitte l’electro pure pour se tourner vers du glitch hop avec The Geek & VRV. Qu’est ce donc? C’est cette nouvelle mouvance du hip-hop, entre ruptures et accidents, qui a fait connaître le groupe. Aujourd’hui reconnus et adoubés par C2C et Odesza, leur morceau « It’s Because » a fait un carton sur Nova et TheSoundYouNeed. Samedi ils ont enflammé le chapiteau de Panoramas (chaque année un peu plus grand).

2h – La grande tête d’affiche du festival est là, le tant attendu Laurent Garnier. Figure mondiale et mythique de la musique électronique, ambassadeur de la techno made in France, Laurent Garnier a emmené avec lui le public de Panoramas, dans un set d’une précision légendaire, aux transitions raffinées et imperceptibles. Une grande majorité des festivaliers s’est retrouvée dans le Grand Club pour danser au son de l’artiste mythique. Après 2h de set toujours plus magique et de danse acharnée, nous avons posé les armes! Pour les plus résistants ils ne fallait absolument pas manquer les passages de Tale Of Us au Grand Club et d’Alesia à la scène Sésame.

C’est donc sur la prestation de Laurent Garnier que se termine pour nous la 18e édition du Festival Panoramas (qui s’est achevée dimanche avec Flavien Berger et Oniris entre autres). Ce qu’il faut en retenir c’est véritablement la qualité des artistes produits et des installations son et lumière; mais aussi une ambiance hors du commun « un festival breton en somme » diront certains! D’autres regrettent un peu le public trop jeune et l’ambiance cour de récréation permanente, mais on vous le jure jamais auparavant vous ne verrez autant de costumes improbables regroupés, et rien que pour cela le festival vaut la peine d’être vécu!

Seul regret cette année, la pluie qui a entachée le site (et le public par la même occasion), et peut-être un parc expo qui peine à trouver de la place aux 26 000 festivaliers présents. C’était en effet la première année que Panoramas affichait complet le vendredi et le samedi!

Visuels(c): affiche du festival, photos Enora Le Goff

To see in Paris (April, 6th)
« Ressentiment » Tome 1 : Her
Enora Le Goff

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