Electro

L’interview stroboscopique : Paradis

L’interview stroboscopique : Paradis

19 février 2015 | PAR Bastien Stisi

Crépitements lumineux, rugissements scintillants, et coup de strobo sur le duo Paradis et sur son nouvel EP Couleurs Primaires, de retour après trois ans d’absence discographique afin de poursuivre la construction de son son petit Eden, aérien et terrien.

Faire rêver, faire danser. Paradis fait-elle de la pop de somnambule ?

Paradis : Sans doute ! En tout cas, la nuit, la fête et les gens qui l’habitent sont notre principale inspiration.

« Sur Une Chanson en Français ». C’est une manière de revendiquer de nouveau l’importance du français dans votre pop house ?

Paradis : C’est un morceau sur la liberté, qui invite à être soi-même, et dans notre approche artistique le fait de chanter en français a été une démarche naturelle bien qu’un peu marginale dans le contexte des musiques dansantes. Il y a donc peut-être un clin d’œil à ça, oui. Après, dans ce morceau on est surtout en train d’inciter les gens à écouter notre musique !

Paradis est un duo, et paraît de l’extérieur apporter une importance similaire au son et aux paroles. Alors, comment vous organisez-vous ? L’un compose les paroles, et l’autre le son ?

Paradis : Au studio, on fait tout à deux mais c’est Simon qui chante. Notre processus de travail est surtout fait de longues périodes de recherche jusqu’à ce qu’on soit touchés collectivement par une mélodie, une rythmique, un son, un mot. Et petit à petit, cet ensemble d’émotions devient, peut-être, un morceau !

Quelles sont ces Couleurs Primaires que vous évoquez dans le titre de votre dernier EP ?

Paradis : Cet EP est une sorte d’introduction au son de notre premier album, qui sortira un peu plus tard du coup. On s’est rendu compte que notre album allait sans doute dévoiler plusieurs nouvelles facettes de notre musique, et donc la démarche de « Couleurs Primaires » c’est de présenter les trois premières couleurs primaires, de ce qui nous semble constituer notre album, en termes de style, de propos, etc.

Le jeu de mot nul le plus fréquent que l’on fait sur votre nom, c’est quoi ?

Paradis : Rien de précis en tête à vrai dire, mais il arrive souvent que des chroniqueurs citent des titres de chansons du patrimoine français pour alimenter un article à notre sujet, du genre Polnareff, Berger, ou encore Chamfort.

D’un point de vue discographique, où en êtes- vous ?

Paradis : Notre toute première sortie remonte à l’automne 2011 sur le label de Tim Sweeney avec un premier maxi, « Parfait Tirage/La Ballade De Jim », suivi peu de temps après au printemps 2012 avec un deuxième maxi sur ce même label, Beats In Space, qui contenait deux titres, « Hémisphère » et « Je m’ennuie ». On s’est assez vite lancés dans notre album, et après deux ans on y est presque ! On a donc décidé de sortir quelques titres en avance, extraits du disque, à travers « Couleurs Primaires », notre premier EP chez Barclay sorti le 19 janvier. Chacun des trois morceaux de cet EP sont par ailleurs sortis sur des vinyles individuellement. Et donc bientôt, l’album !

Je suis à la recherche de sons pour remplir mon iPod…quelque chose à me proposer ?

Paradis : En ce moment, du coté français, on aime bien Flavien Berger, que l’on a invité à notre première soirée « Couleurs » au Monseigneur en Décembre, mais aussi Petit Fantôme, François & The Atlas Mountains, Moodoïd … Sinon, pour la seconde « Couleurs » au Monseigneur, on a invité le chanteur Dan Bodan qui vient de sortir son premier album Soft chez DFA, il a une très belle voix et il arrive à être à la fois très classique et très moderne, c’est hyper beau.

Visuel : (c) pochette de Couleurs Primaires de Paradis

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Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

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