Musique

Le dernier jour du Mama Festival placé sous le signe du partage

Le dernier jour du Mama Festival placé sous le signe du partage

21 octobre 2018 | PAR Alexia Blick

Les artistes du dernier jour du Mama Festival qui se tenait du 17 au 19 octobre, ont distribué de l’amour pour faire vibrer les prestigieuses salles de Montmartre et Pigalle. Dans des genres complètement différents, ils se sont livrés et ont établi avec le public une proximité qui caractérise leur générosité. 

Son « Freestyle Faya » a mis le feu sur le scène de la Cigale. Des bras levés, des corps qui ondulent au rythme des mélodies, Gael Faye a littéralement envouté le public avec son énergie communicative. Mais ce qui fait la force de cet artiste multiple, c’est bel et bien son amour de la poésie. Ses textes profonds, éveillent les consciences et sa culture africaine, affirme son identité musicale. Sous les projecteurs, Gael Faye se lâche complètement et extériorise toutes ses émotions, une jolie manière d’être proche de ses fans et de convaincre les plus septiques. Parce ce qui caractérise le rappeur de 36 ans, c’est l’envie de transmettre son histoire à travers un rap conscient à l’allure de slam. 

Tout timide, Miel de Montagne c’est pourtant révélé à la foule venue découvrir sa musique. Accompagné de sa guitare et de sa voix très suave, le jeune homme de 23 ans réuni à la perfection variété et électro. Avec « Tu n’y connais rien »,  il fait et simple et efficace, il faut dire que la chanson n’est composée que d’une phrase. Une prise de risque payante auprès du public, qui n’hésite pas à fredonner ce titre. Certains crieront à l’imposteur, mais c’est sa manière d’établir un lien avec son auditoire, à partir de thèmes qui parlent à tous. Il a même l’audace d’inviter un couple à monter sur scène et danser, pour partager une parenthèse pleine d’amour. Le moins que l’on puisse dire c’est que Miel de Montagne, tout droit venu de la campagne, porte bien son nom.

Fort de leur succès avec « Mercy », Madame Monsieur ont continué de toucher avec leur douceur, le coeur de la salle mythique de La machine du Moulin Rouge. Dès les premières accords, ils ont incité les gens à dire bonjour à leurs voisins et faire connaissance. Une façon de créer une ambiance bonne enfant, où tous peuvent profiter de ce concert sans fausses notes. Devant une petite assemblée, le duo complice joue avec ses fans en les faisant chanter, eux aussi. Émilie et Jean – Karl propage un message d’amour et de paix, et leur musique résonne comme un symbole d’altruisme. Le groupe n’a d’ailleurs pas eu peur de collaborer avec le rappeur Jok’air qui était également présent au festival, sur le titre Morts ou Vifs. Leur art est sans frontières, à l’image des thèmes qu’ils abordent.  

Visuels : © Alexia Blick.

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Alexia Blick
Madame vernissages mais aussi mordue d'électro, de photos et d'archéologie! Laissons l'art nous envoûter...

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