Classique

Une superbe interprétation de Dvorák et de Holst par l’Orchestre de Paris

Une superbe interprétation de Dvorák et de Holst par l’Orchestre de Paris

26 septembre 2019 | PAR Jules Bois

Mercredi 25 septembre, jouait à la Philharmonie l’Orchestre de Paris, pour y proposer un concerto pour violoncelle de Dvorák , suivit du chef d’œuvre de Holst, Les Planètes.

Et qui de mieux pour diriger ce Concerto pour violoncelle en si mineur que Susanna Mälkki, la cheffe d’orchestre d’origine finlandaise qui, avant d’étudier la direction, était elle même violoncelliste soliste du Symphonique de Göteborg ! Le soliste de cette soirée était le jeune Edgar Moreau, dont la carrière est déjà jalonnée de nombreuses récompenses et saluée à de nombreuses reprises par la critique, remportant entre autres le Prix du jeune soliste du Concours Rostropovitch en 2009, et le deuxième prix du Concours international Tchaïkovski.

L’interprétation était majestueuse. Avant même que n’entre en scène le violoncelle, l’énergie très démonstrative de Susanna Mälkki insufflait déjà à la pièce un souffle frappant. Pendant l’Allegro, lorsque le violoncelle cesse de suivre le thème pour le moduler, tandis que celui-ci est repris par les bois, pour un court instant, plus rien d’autre n’existe. Si le merveilleux de ce concerto de Dvorák n’a jamais fait de doute, il en devient de même de l’interprétation d’Edgar Moreau. Passé les applaudissements nourris du publics, particulièrement destinés au soliste, Les Planètes de Holst sont à venir.

Le fracas martial dès le premier mouvement surprendra toujours par son intensité, et Susanna Mälkki le porte avec une vigueur fantastique, qui se répercute au sein de l’orchestre tout entier. Le mysticisme de l’œuvre nous emporte avec une facilité déconcertante. À l’image de l’entrain musical de l’orchestre, les expressifs mouvements d’épaules et le sourire éclatant de la violoncelliste Delphine Biron tandis que la pièce se joue, résument bien l’attitude qu’adopte intérieurement la salle à l’écoute de l’orchestre.
Somme toute, les deux pièces proposées n’ont rien en commun, et pourtant, un liant s’installe : la prestation impeccable de l’Orchestre de Paris. Et les applaudissements à n’en plus finir lorsque se clôt le concert en sont un écho.

Ce jeudi 26 septembre à 20h30 est la dernière occasion de faire l’expérience de ces deux pièces jouées par l’Orchestre de Paris.

visuel : logo de l’orchestre de Paris 

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