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Une saison 2018/19 riche, jeune et ludique pour l’Ensemble Intercontemporain

Une saison 2018/19 riche, jeune et ludique pour l’Ensemble Intercontemporain

06 juin 2018 | PAR Yaël Hirsch

Ce mercredi 6 juin, les deux directeurs et plusieurs compositeurs de l’Ensemble Intercontemporain présentaient à la presse sa nouvelle saison.

Le Directeur général, Olivier Leymarie a mis l’accent sur les coproductions, les jeunes compositeurs et la pluridisciplinarité. Le Directeur artistique, Matthias Pintscher a célébré la création de son second opéra à la Bastille, 14 ans auparavant. L’Ensemble Intercontemporain a célébré ses quarante ans l’année d’avant et tout est en mouvement. L’esprit de Pierre Boulez est toujours omniprésent notamment avec du Ligeti, une biennale Boulez (qui éclairera les racines du maire avec l’aide de Laurent Bayle et Daniel Barenboim), mais aussi du Franck Zappa qui fascinait le fondateur.

Le rôle de la formation pour Pintscher est de penser l’interaction de la technologie avec les instruments, de montrer une grande variété de types de créations, essayant d’exposer toute la diversité. “On peut se tromper, mais il faut chercher » explique t il en avançant que l’idée d »offrir de belles conditions à des compositeurs pour le faire est très important. Et avec l’esprit français de la clarté viser une certaine objectivité quant à la mise en avant de créations de qualité. Le compositeur Laurent Durupt a pu évoquer son projet qui sera créé le 16 août à Bratislava : Dronocratie. Un projet inspiré par le concept déployé par Grégoire Chamayou (Théorie du drone, La Fabrique) et aux États-Unis dans les années 2000.

Le projet a une grande part de vidéo pensée par Hichem Berrada, rencontre à la Villa Médicis. La drone music est aussi un genre musical proche du métal. Et qui a une branche electro avec des compositeurs comme Eliane Radigue. Le projet Pinocchio de Lucia Ronchetti est familial et sera repris à Rome, à l’Opera de Nantes et Angers mais aussi dans des lieux ruraux. Sera aussi rejoué Once upon a time de Luciano Berio, projet interactif et pédagogique avec des enfants. L’Ensemble Intercontemporain sera présent à nouveau au Festival Présences à la Maison de la Radio le 16 février 2019 avec deux créations mondiales : une du compositeur hongrois Mate Bella et une du jeune compositeur français issu du CNSM Florent Caron Darras. Le festival Manifeste est évidemment aussi au programme. Ainsi que deux projets avec la compositrice autrichienne Olga Neuwirth dont une composition engagée autour du film de 1924 La Ville sans juifs. Le compositeur Aureliano Cattaneo explique son projet pour In Between qu’il partage avec Matthias Pintscher et Helmut Lachemann le 12 avril 2018: ce projet est pensé comme une constellation de sonorités, entrant en résonance avec une installation qui pointe vers la fragilité et la brutalité. L’Ensemble Intercontemporain c’est aussi une maison de disques et une chaîne YouTube avec des riches contenus y compris pédagogiques et ludiques.

visuel : YH

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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