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Fiesta barroca à l’auditorium de Radio France : un voyage musical qui réchauffe

Fiesta barroca à l’auditorium de Radio France : un voyage musical qui réchauffe

24 janvier 2020 | PAR Lise Lefebvre

A la tête  de la Capella Mediterranea, Leonardo García Alarcón a percé l’hiver parisien avec des airs baroques d’Amérique  du Sud. 

On s’attendait à un concert baroque semblable à beaucoup d’autres—sage, érudit, pas sans passion mais pas sans retenue. Or, dès  son entrée, Leonardo García Alarcón abolit cette distance en s’adressant directement au public. Avec un sourire solaire et dans un français  impeccable, il parle simplement du concert à venir. En insistant sur la notion de partage. Partage, pour lui, de la culture sud-américaine. Partage, pour les enfants de la Maîtrise  de Radio France, de leur travail. Partage enfin pour le public, partie prenante de la fiesta. 

Car c’est bien à  une fête  que le chef suisse-argentin conviait  les spectateurs. Après  l’entrée  des jeunes chanteurs, accompagnés  des musiciens, la fraîcheur  de leur présence  a d’emblée  déplacé  l’écoute  vers une émotion, une joie, plus spontanées. 

Le programme faisait se succéder  des pièces  de baroque espagnol et des chansons traditionnelles péruviennes  de la même  époque. L’idée  n’étant  pas ici de surligner le contraste entre musiques populaire et savante, mais d’embrasser les deux dans un meme élan. C’est ainsi qu’à  l’orchestre, une guitare baroque côtoie  des percussions amérindiennes, ou que le contrebassiste utilise le bois de son instrument comme un tam-tam. Le résultat  est confondant de grâce, de beauté, d’énergie. Difficile de ne pas se laisser emporter, quand on voit le chef danser, debout devant son épinette. 

Dansant elle aussi, et chantant avec les enfants, la soprano Jaia Niborski a su communiquer les émotions  de cette musique, airs religieux,  chansons d’amour, ou mélodies  à  danser. Les jeunes chanteurs ont de leur côté  apporté une grande bouffée  d’air chaud et vivifiant, plus que bienvenu par les temps qui courent. 

Incité  à  chanter le refrain d’une des chansons en tapant des mains, le public a suivi. Conquis. Et décidément  réchauffé par cette magnifique fiesta du partage. 

Crédits photo:

©Radio France/Christophe Abramowitz

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Lise Lefebvre

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