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Concert du couronnement : A l’Atrium de Chaville, le 5 Avril 2019

Concert du couronnement : A l’Atrium de Chaville, le 5 Avril 2019

07 avril 2019 | PAR Jean-Marie Chamouard

L’Orchestre National d’Ile-de-France interprète Les Hébrides de Félix Mendelssohn, Siegfried Idyll de Richard Wagner et la messe du couronnement en ut majeur de Mozart, avec le chœur de l’orchestre de Paris. Le concert a été joué à la Philarmonie de Paris le 29 Mars et dans six villes du Val de Marne et des Hauts de Seine du 1er au 6 Avril. A Chaville la programmation du concert a été l’initiative de l’association « les concerts de Marivel ».

L’Orchestre National d’Ile-de-France a été fondé en 1974 par le compositeur Marcel Landowski. Cet orchestre fort de 95 musiciens permanents, a pour vocation de diffuser la musique classique dans toute l’Ile de France et de toucher ainsi un public varié. Il a une importante activité éducative et favorise la création contemporaine. Il a ainsi crée en 2013 un concours de composition appelé « l’Ile de création ». L’orchestre est dirigé par le chef néerlandais Antony Hermus âgé de 29 ans. Travaillant principalement en Allemagne et aux Pays Bas, spécialiste de la musique de Wagner.

Félix Mendelssohn (1809-1847) composa la pièce symphonique « Les Hébrides » en 1830, peu après son voyage en Ecosse. La pièce s’appelle aussi « la grotte de Fingal » qui est une grotte basaltique située sur l’Ile écossaise de Staffa. La grotte de Fingal impressionna beaucoup le compositeur. C’est aussi le titre du plus célèbre poème du barde celtique du troisième siècle : Ossian. La redécouverte au XVIIIème siècle des poèmes d’Ossian influencera beaucoup le romantisme allemand et Wagner en particulier. Mendelssohn réalise un tableau marin romantique et impressionniste. La musique évoque les vagues, elle est ample, ondulante et apaisante avant et après le brutal déclenchement de la tempête : les brusques crescendos font alors vivre au spectateur le choc des vagues sur la grotte.

Richard Wagner (1813- 1883) a écrit Siegfried Idyll en 1870 pour sa femme Cosima et son jeune fils Siegfried. IL s’agirait de la période la plus heureuse de sa vie. Cette œuvre a été jouée pour la première fois le jour de Noel 1870 dans sa villa au bord du lac de Lucerne : les musiciens y étaient venus secrètement afin que la surprise soit totale. Même si les thèmes de l’opéra Siegfried sont repris dans cette œuvre apportant une touche héroïque, il s’agit d’une musique intimiste tout à fait inhabituelle chez Wagner .Cette musique est d’une grande douceur, c’est parfois presque un murmure et elle évoque une berceuse pour un très jeune enfant. L’auditeur est invité dans la famille du compositeur et l’interprétation toute en délicatesse d’Antony Hermus procure une grande émotion.

La messe du couronnement a été écrite par Mozart en 1779. Elle est dédiée au couronnement de la vierge miraculeuse de Maria Plain, un pèlerinage réputé à Salzbourg. Elle sera également jouée au couronnement du roi de Bohème à Prague en 1791. Actuellement elle est interprétée tous les 15 Août en la cathédrale de Salzbourg. Cette œuvre a été écrite à une période difficile de la vie de Mozart qui venait de perdre sa mère et qui était contraint de reprendre du service à Salzbourg après l’échec de son voyage à Paris. Néanmoins Mozart compose une œuvre énergique et souvent joyeuse. La musique est majestueuse et solennelle. L’orchestration et le rythme sont audacieux annonçant le Requiem. La beauté de cette messe culmine dans l’Agnus Dei merveilleusement interprétée par la soprane coréenne Yun Jung Choi. La mélodie chantée par la soprano est d’une grande pureté soutenue par le léger pizzicati des cordes. Ce chant lyrique, entrecoupé par les majestueux Hosanna du chœur et de l’orchestre, est très émouvant et R les souffrances intimes de Mozart.
Mendelssohn Wagner et Mozart : avec ce programme très varié de musique allemande l’orchestre national d’Ile de France et le chœur de l’orchestre de Paris nous ont offert une riche soirée musicale.

visuel : affiche 

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Jean-Marie Chamouard

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