Chanson
[Live report] Etienne Daho à la recherche du temps retrouvé au festival Days Off

[Live report] Etienne Daho à la recherche du temps retrouvé au festival Days Off

02 juillet 2014 | PAR Bérénice Clerc

Le festival Days Off prend ses quartiers d’été, pour son ouverture Étienne Daho offre aux spectateurs en liesse l’album culte Pop Satori live et retrouve le temps perdu de la pop dansante.

etiennedaho

Les promesses sont grandes, la foule est dense Cité de la Musique, des transats et un bar extérieur sont installés pour l’occasion, Etienne Daho ouvre le bal de DaysOff avec sa première carte Blanche, une jeunesse moderne, il joue Pop Satori.

Pop Satori, album mythique, tout le monde a fredonné, dansé, vécu sur une ou plusieurs des chansons de cet album.

La Cité de la musique s’est vidée de ses fauteuils, les spectateurs se pressent, debout en bas, assis au balcon, Yan Wagner entre pour sa première partie. Le son wave électro pop vibre sur les volutes de sa voix grave, les spectateurs attendent Daho mais se laissent aller à quelques mouvements de tête, de corps ou de bras improvisés.

Changement de décors, d’instruments, noir, lumière, noir dans la salle, des violons, un violoncelle, une batterie, des guitares électriques, des claviers, tout est en place, Etienne Daho peut arriver.

Daho soigne son entrée, costume et lunettes noires, col blanc, élégance, présence, il rejoint l’avant scène entre deux bâtons à la main et fait claquer les deux cymbales du Satori thème.

Les spectateurs hurlent, sautent, la clameur est inimaginable, une victoire de l’équipe de France et de l’Algérie à la coupe du monde ne ferait pas mieux.

Rarement la Cité de la Musique vibre ainsi, du début à la fin du concert l’ambiance ne baissera jamais, pas de relâche, le temps perdu est retrouvé, la joie demeure, la musique triomphe.

Etienne Daho est proche de la perfection, il chante, sa présence est belle, lumineuse, il déroule l’album Pop Satori avec une énergie folle, il donne tout, ne lâche rien.

La musique coule comme une évidence, chanson après chanson face A, puis face B, les tubes arrachent des cris et des danses à la foule, tous les titres et leurs paroles se lisent sur les lèvres des spectateurs.

Daho enfant chef de bande, danse, fredonne, parle avec le sérieux de la jeunesse, tout est juste, les musiciens, les lumières, la scénographie, les projections, rien n’est en trop, rien n’est composé, tout est vrai.

Nous y sommes, la fameuse Dahomania envahit la salle, il recherche et trouve le temps perdu sans nostalgie, sans regret, nous vivons le flash-back en plein corps.

Du sol en passant par le balcon, les galeries tous les spectateurs dansent, chantent, sautillent, le sourire est partout, ils ont 6 ans, 15 ans, 20 ans, 30 ans, légers, nous sommes en 86, la gauche est au pouvoir, Coluche et Gainsbourg sont vivants, voyageons au bout de la notte la notte. Daho est heureux d’être là, 28 ans après, vivant, l’émotion est palpable dans sa voix, le partage avec la salle est visible. Retrouver l’innocence, plus de peurs, pas de préjugés, chacun s’ouvre à l’autre avec fraîcheur et en vie.

Le présent chante, les lendemains sont pleins d’espoir, une fois l’album joué, Daho propose une autre chanson, le col blanc se fait rouge, Plein soleil, puis encore Satori pop century avec Arnold Turboust présent pour l’occasion, les spectateurs applaudissent à tout rompre, crient, hurlent, en veulent encore. Simple Daho revient avec toute son équipe, « c’est bon tout le monde sait ce qu’on va jouer ? » un regard partagé et Épaule tattoo démarre encore Talatataaaaaaaaaaaaaaaa.

Daho réussit la prouesse de la vie sur scène, dans la salle et bien au delà il traverse le temps dans nos mémoires sélectives et livre la musique comme une fleur éclot à la lumière du jour.

Le 5 et le 8 juillet Daho a d’autres cartes blanches prometteuses avec son superbe et dernier album pour la première fois sur scène et des rencontres avec de jeunes artistes irrigués par son sang musical pop et en marche.

Paris Match et le Forum des Halles consacrent deux expositions aux Stars
Le musée d’Art Moderne de Paris numérise ses oeuvres permanentes
Bérénice Clerc
Comédienne, cantatrice et auteure des « Recettes Beauté » (YB ÉDITIONS), spécialisée en art contemporain, chanson française et musique classique.

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


A propos

Toute La Culture : Comment choisir ?
Toute La Culture est un magazine d'information pluridisciplinaire et national. Il regarde notre societé par les yeux des tendances et de la culture. Fondé en 2009, il est reconnu comme journal en 2012 puis d' Information Politique et Générale (IPG), en 2017

L’objectif de Toute La Culture est véritablement de parler de TOUTE la culture : un film d’animation d’Europe de l’Est comme blockbuster américain à énorme budget, un récital lyrique comme un nouvel album de rap, la beauté et les tendances sont abordées d’un angle culturel et même les sorties en boîte de nuit et les nouveaux lieux à la mode sont dans nos pages. Enfin, les questions politiques d’actualités sont au coeur de nos articles : covid, #metoo, mémoire, histoire, justice, liberté, identité sont au cœur de nos réflexions à partir des spectacles et œuvres que nous voyons comme critiques. Non seulement nos rédacteurs se proposent être vos guides et de vous aider à choisir dans une offre culturelle large, à Paris, en France, en Europe, mais c’est parce que Toute la Culture brasse large que, dans ses quinze articles quotidiens, le magazine doit avoir un point de vue arrêté sur l’actualité. Et ce point de vue part du principe que l’angle culturel offre une grille de lecture unique et précieuse sur le monde dans lequel nous vivons.
Soyez libres… Cultivez-vous !

Soutenez Toute La Culture