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Game Story au Grand Palais

Game Story au Grand Palais

10 novembre 2011 | PAR Olivier Handelsman

Le jeu vidéo s’affiche au Grand Palais : une collection sublime de consoles, de jeux, de produits dérivés, de bandes-dessinées et de bornes d’arcade, en résumé tout ce qui est représentatif des jeux vidéo jusqu’aujourd’hui. Pour apprendre, découvrir, jouer et rêver, le Grand Palais met le dixième art à l’honneur. Une exposition menée malgré tout d’une manière classique, trop classique peut-être.

Mukashi mukashi, video game…

(Il était une fois, les jeux vidéo…)

La première pensée qui perce l’opaque paroi qui protège cet empire est : « Pong, Pac Man, Pole Position, Pokémon, Prince of Persia… ». Presque personne n’a pénétré cette impressionnante et prospère partie de notre culture s’il se limite aux grands titres. Le jeu vidéo est l’un de nos arts les plus récents, et comme y fait référence l’exposition Game Story, c’est dans les années 1950 que les premiers jeux vidéo furent créés, mais le coup d’envoi de l’exploitation industrielle du jeu vidéo a été donné en 1962 avec la sortie de Pong. Si le nombre de titres de jeux vidéo se compte aujourd’hui en dizaines de milliers, que les consoles (malgré une nette domination du marché aujourd’hui par Microsoft, Sony, Nintendo, et jusqu’il y a peu, Sega) existent en une diversité absolument merveilleuse, et que les gamers se cachent pour s’adonnerà leur hobby favori, il n’est pas malaisé d’en décrire une évolution chronologique quasi-linéaire…

Ou pas! Même si les jeux présentés et jouables (Barbarian, Legend of Zelda, GTA, Child of Eden, DDR, Donkey Konga, Samba de Amigo, World of Warcraft, Star Wars, Crazy Taxi, Nintendogs, Resident Evil, 007: GoldenEye, plus ceux cités précédemment, et bien d’autres) sont très représentatifs des licences et des franchises qui ont marqué l’histoire du jeu vidéo, une impression de trop grande sobriété se dégage de cette exposition.  La fantaisie et la violence japonaises, l’action à l’américaine, la réflexion et la subtilité européennes ne se retrouvent que trop rarement dans les explications murales fournies aux visiteurs, bien que les informations données soient en apparence exhaustives.

Une aridité cependant compensée par la lecture du magazine Game Stories, hors-série unique de Trois Couleurs, le magazine d’actualité artistique de Mk2, qui reprend sans détour et sans retenue tout l’univers graphique et créatif de l’histoire des jeux vidéo.

Cette exposition vous permettra de vous mettre au goût du jour si les jeux vidéo ne sont pas votre matière forte; mais il n’y a pas de meilleure manière d’apprendre que la pratique !

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Olivier Handelsman
Olivier Handelsman est étudiant en master de management à Grenoble École de Management, et étudie en échange à la Simon Fraser University de Vancouver (Colombie-Britannique, Canada) au second semestre 2013-2014. Licencié de Sciences Économiques à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, Olivier est intéressé par la micro-économie, l'entrepreneuriat, le management stratégique, de l'innovation, de la musique, des systèmes d'information et des nouvelles technologies. Olivier Handelsman a été scénariste de courts et longs-métrages en machinima (images de synthèse issues de jeux vidéo), et a une expérience professionnelle de pigiste dans différents médias tels que le journal Le Point (hors-série Références), PC Jeux et Millenium Source, ainsi que d'auditeur de service client, de programmeur Visual Basic et de démonstrateur produit.

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