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« La Soif » de Jo Nesbø : A vous prendre à la gorge

« La Soif » de Jo Nesbø : A vous prendre à la gorge

20 novembre 2017 | PAR Julien Coquet

Le retour de l’inspecteur Harry Hole se révèle être à la hauteur des attentes des lecteurs. C’est cette fois-ci un vampire aux dents laissant des traces de rouille qui sévit dans les rues d’Oslo et qui donne du fil à retordre au flic le plus célèbre de Norvège.

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Après avoir fait face à un tueur qui laissait des bonhommes de neige sur son passage (Le Bonhomme de neige, bientôt dans les salles obscures et adapté par Tomas Alfredson avec Michael Fassbender dans le rôle de l’inspecteur Hole), s’être rendu en Australie pour traquer un tueur en série (L’Homme chauve-souris) ou encore enquêté sur un groupe de néo-nazis (Rouge-Gorge), l’inspecteur le plus célèbre d’Oslo se retrouve face à un nouveau défi. Celui-ci se révèle être un prédateur sanguinaire, un vampiriste qui tue ses victimes en leur buvant une grande partie de leur sang. Hole, qui avait décidé de se retirer de ses fonctions policières, se retrouve obligé d’aider ses collègues.

Entouré de Katrine Bratt, de son épouse Rakel, du spécialiste du vampirisme, d’un jeune nouveau, Hole mène une véritable course contre la montre pour contrer un tueur diabolique comme Jo Nesbø les aime. Le polar, comme de nombreux livres de l’auteur norvégien, est assez volumineux (624 pages), mais nous avons là affaire à un véritable page-turner. Les meurtres s’enchaînent, les indices conduisant au meurtrier sont divulgués au compte-gouttes et les personnages sont bien campés. La reprise d’un vieux thème littéraire, celui du vampire, pour camper le dresser le portrait d’un meurtrier, peut faire penser à Fred Vargas.

On admirera aussi le sens du suspens que distille Jo Nesbø au fil des pages. L’ouverture du roman est ainsi un modèle de narration, à la fois littéraire et cinématographique : le lecteur ne peut deviner d’où vient le danger, l’auteur multipliant les fausses pistes. Dans un bar d’Oslo, on assiste à un date plutôt foireux entre deux jeunes adultes à la suite d’un match Tinder. Chacun rentre chez soi, déçu de sa soirée. Jo Nesbø se focalise d’abord sur l’homme, qui angoisse dans la rue en apercevant un inconnu qui le suit. Les points de vue alternent : la femme, après avoir poussé le verrou, croit être en sécurité dans son appartement. Mais le vampiriste apparaît…

La Soif, Jo Nesbø , Gallimard, 624 pages, 21 euros

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