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« Nulle part sur la terre » de Michael Farris Smith : un énième roman noir

« Nulle part sur la terre » de Michael Farris Smith : un énième roman noir

09 septembre 2017 | PAR Julien Coquet

Michael Farris Smith signe là un pur roman américain comme on peut en lire chez James Lee Burke ou Cormac McCarthy.

[rating=2]

C’est seulement le deuxième de Michael Farris Smith que l’on tient entre les mains, et cela augure sûrement de bons romans noirs dans les prochaines années. Cependant, son précédent roman, Une pluie sans fin, était plus tourné vers la science-fiction, du moins la dystopie, que vers le roman noir.

Ici, on entre dans le vif du sujet avec une jeune femme qui marche seule sur une route, en pleine Louisiane, avec sa fille. Elles sont salles, fatiguées et à cours d’argent. Enfin, il leur reste tout de même assez pour faire une pause dans un motel et Maben décide, pendant que sa petite Annalee dort, de se prostituer. Elle est cependant embarquée par un policier qui en profite pour la violer et, alors qu’il vient d’appeler ses amis pour s’amuser un peu avec la prévenue, celle-ci en profite pour l’abattre avec sa propre arme de service.

D’un autre côté, on suit Russel qui sort de prison. Il y a passé onze pour avoir renversé et tué un jeune homme. Il conduisait ivre.

Bien sûr, les deux personnages vont se croiser dans ce coin perdu des Etats-Unis entre la Louisiane et le Mississipi. Et l’on croisera d’autres personnages : les frères vengeurs de l’homme tué par Russel, l’ex-femme de ce dernier, son père, un vieil ami d’enfance devenu policier, etc. La force du roman est de camper des personnages qui sont confrontés à des choix difficiles et qui réfléchissent aux conséquences.

Cependant, nous n’allons pas nous mentir en disant que l’on a l’impression d’avoir lu la même chose bien avant chez d’autres auteurs. Avec James Lee Burke et Cormac McCarthy, ce ne sont pas les romans noirs qui manquent et Michael Farris Smith ne révolutionne pas vraiment le genre. C’est dommage.

Nulle part sur la terre, Michael Farris Smith, Editions Sonatine, 400 pages, 21€

Parution: août 2017

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Julien Coquet

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