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« La mer est ma nation » et « Les cinq fois où j’ai vu mon père », une matinée de lecture entre frontières spatiales et mentales aux Francophonies en Limousin

« La mer est ma nation » et « Les cinq fois où j’ai vu mon père », une matinée de lecture entre frontières spatiales et mentales aux Francophonies en Limousin

01 octobre 2018 | PAR Lisa Bourzeix

Le Festival des Francophonies en Limousin est, depuis trente-cinq ans, un lieu privilégié pour découvrir des auteurs talentueux et faire entendre leurs textes grâce à des lectures. Ce matin-là ce sont Hala Moughanié et Guy Régis Jr qui sont mis à l’honneur. 

Ce sont les élèves de l’Académie de l’Union qui se sont saisis de ces textes afin d’en faire des lectures mises en scène. Le texte à la main, le but est aussi d’offrir une forme d’interprétation.

Durant la première heure c’est le texte de Hala Moughanié, auteure libanaise, qui est mis en exergue. La mer est ma nation est une pièce qui se saisit à la fois de la relation dans un couple mais aussi du rapport avec l’autre puisqu’ils se trouvent confrontés à a une mère et sa fille qui ont fui leur pays. Le lieu est décrit mais n’est pas défini ce qui laisse l’interprétation ouverte. Dans un premier temps la discussion en vase clos entre les deux questionne les relations toxiques et la manipulation que cherche à exercer l’homme sur sa femme. Sous des tournures humoristiques et le rire qu’elles suscitent la violence verbale et psychologique est bien présente. Puis l’arrivée de la mère et la fille, migrantes venues d’ailleurs va bousculer leur quotidien et les obliger à repenser les relations humaines. Ils avaient beau avoir réfléchi à l’avance cette rencontre remet tout en question. Même leur relation.

Pour la deuxième lecture trois comédiens se sont emparés du texte Les cinq fois où j’ai vu mon père de Guy Régis Jr. Dans cette oeuvre il retrace le parcours de la relation avec son père qui se résume à cinq rencontres. Ce sont celles-ci qu’il a raconté mais également les moments qui entourent ces confrontations. Le rapport avec la mère, les sentiments modifiés selon la période de la vie. Le vide permanent laissé par cette absence. Le choix d’un jeu intense et puissant est discutable et semblait parfois étouffer les mots de l’auteur en leur ôtant de leur finesse mais la sincérité du jeu transparaît et suffit à nous transporter.

Les Francophonies se déroulent à Limoges jusqu’au 6 octobre. Tout le programme est ici.

Visuels : © Christophe Pean

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Lisa Bourzeix

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