Livres
« Le soleil, l’herbe et une vie à gagner »: relation paternel éternel

« Le soleil, l’herbe et une vie à gagner »: relation paternel éternel

04 août 2011 | PAR Tristan Karache-Prudent

Le père et le fils, Charles et Thierry Consigny ont combiné leurs écris pour partager une véritable tranche de vie avec leurs lecteurs. Ce recueil de pensées, de situations, de sentiments paraîtra le 24 aout prochain en librairie sous l’égide de l’éditeur JC Lattès.

Dés les premières pages, cette autobiographie nous plonge directement dans la vie des deux personnages quelque peu sombre pour le fils mais illuminé par l’amour d’un père prêt à tout pour le bonheur de son enfant. En témoigne la poignante scène des Urgences.

Charles Consigny est un rédacteur en chef qui vient de perdre son magazine de mode intitulé « Spring », il ère dans la vie comme un fantôme traqué par ses problèmes d’addictions balançant entre l’alcoolisme et la drogue. Amoureux d’un garçon à en mourir, il semble si noir et sombre que son état de dépression pourrait presque affecter le lecteur.

Son père lui est un homme plein d’amour voir trop qui nous balade tout au long du récit entre ses familles, ses femmes qu’il aime et qu’il a aimé ainsi que ses différents enfants qu’il ne cesse de nous présenter. Une généalogie dans laquelle on a peine à se retrouver, cependant il les chérit tous autant qu’ils sont à sa façon.

C’est donc une relation père/fils qui se dévoile au fil des écris sous nos yeux. Un lien fort les lie : la mort de la fille et sœur Lara qui s’est noyée dans une piscine plusieurs années auparavant. Cet évènement marquant revient sans cesse et hante l’esprit des deux écrivains qui jouent à Saute-mouton en se partageant les chapitres tout au long du récit.

Seul bémol à ce livre extraordinairement beau, l’histoire semble se répéter souvent et au final une certaine lassitude peut s’emparer du lecteur. Pourtant, les émotions sont là : la peur, l’amour,  la confusion. Mais aussi, une alternance agréable entre   maturité et légèreté dans le style.

Extrait :

«  Mon père était venu un jeudi matin me cueillir à l’hôpital après un bad trip de cocaïne, après que je lui ai expliqué méthodiquement l’ampleur de mon désastre affectif, le manque, la souffrance d’être homo, le dégoût des hommes. L’humanité me dégoûte. »

 

Le Studio 54 revit pendant quelques heures… à Cannes!
Le Premier Festival International des Films de la Diaspora Africaine aura lieu du 2 au 4 septembre au Cinéma la Clef (Paris)
Tristan Karache-Prudent

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *