Cinema
Le Premier Festival International des Films de la Diaspora Africaine aura lieu du 2 au 4 septembre au Cinéma la Clef (Paris)

Le Premier Festival International des Films de la Diaspora Africaine aura lieu du 2 au 4 septembre au Cinéma la Clef (Paris)

04 août 2011 | PAR Yaël Hirsch

Plusieurs villes des Etats-Unis ont depuis longtemps leur Festival International des Films de la Diaspora Africaine.  Sous le parrainage du comédien d’origine camerounaise, Eriq Ebouaney (Chacun cherche son chat, 35 Rhums…), Paris aura désormais le sien, l’ADFF Paris. La première édition aura lieu du 2 au 4 septembre prochains au cinéma La Clef. Voici le programme des rencontres et projections :

Né il y a 18 ans, en novembre 1993, à Manhattan (Etats-Unis), le Festival des Films de la Diaspora Africaine a pour but de présenter au plus grand nombre des films issus de la diaspora africaine et de renforcer le rôle des réalisateurs d’origine africaine et Africains dans le cinéma mondial contemporain. Aujourd’hui, plusieurs villes américaines accueillent le festival : Jersey City, Chicago, Washington D.C et New York.

Le 1er Festival des Films de la Diaspora Africaine – Paris (ADFF-Paris) fera son ouverture le 2 septembre avec l’impressionnant film d’action brésilien Besouro. Le Brésil est le pays du Nouveau Monde qui réunit le plus grand nombre de personnes d’origine africaine. C’est donc un réservoir à forte culture africaine. Cette réalité est amplement reflétée dans le film de João Daniel Tikhomiroff, qui, à travers Besouro, nous fait découvrir une histoire passionnante de capoeira, d’esclaves et de rébellion.

Programme :
VENDREDI 02 SEPTEMBRE

18h00 Réception d’ouverture

19h00 Film d’ouverture: BESOURO
De Joao Daniel Tikhomiroff, Brésil, 2010, 1h34, en portugais sous-titré français
Un film d’action à grand budget, Besouro retrace l’impressionnante histoire de résistance et de révolte du légendaire Besouro Mangangà, un esclave rebelle du Brésil des années 1920 qui – avec l’aide des orishas (dieux) afro-brésiliens et sa puissante maîtrise de l’art martial de la capoeira – se battra pour sa dignité d’homme noir et pour la liberté de son peuple.

SAMEDI 03 SEPTEMBRE

14h00 COMMENT CONQUERIR L’AMERIQUE EN UNE NUIT
De Dany Laferriere, Canada/Haiti, 2004, 1h36, en français
Fraîchement arrivé à Montréal, le jeune haïtien Gégé s’est donné pour mission de conquérir l’Amérique en charmant la femme blonde.

16h00 UNE FEMME PAS COMME LES AUTRES
De Abdoulay Dao, Burkina Faso, 2009, 1h41, en français
Trompée dans son propre lit conjugal par un homme avec qui elle vit depuis sept ans, Mina (Georgette Paré), dirigeante d’entreprise prospère, décide de prendre un deuxième mari, dans une société où la polygamie ne suscite aucun signe de réprobation mais où la polyandrie est une pratique quasiment inconnue.

18h00 LES FILS DE BENKOS
De Lucas Silva, Colombie/France, 2003, 52mn, en français et espagnol sous-titré français
La culture africaine en Colombie vue et racontée à travers le prisme de la musique: le son palenquero, la musique venue de Cuba arrivée en Colombie en 1920 et la Champeta, musique exclusive des pauvres et déshérités qui a tout balayée sur son passage.
Débat après projection

19h30 MOZART NOIR A CUBA présenté avec VOUS AUTRES…
MOZART NOIR A CUBA
De Steve et Stéphanie James, Guadeloupe/Cuba, 2006, 52mn, en français et espagnol
Documentaire consacré à la vie et à l’oeuvre du Chevalier de Saint Georges (1745-1799), compositeur, voloniste et chef d’orchestre guadeloupéen, fils d’une esclave et de son maître.

+ VOUS AUTRES…
De Olivier Nelli, France, 2010, 8mn, en français
Aida, Rama, et Bijou, trois françaises, une origine: l’Afrique. Refoulées à l’entrée d’une boîte de nuit parisienne, les jeunes femmes sont en proie à la résignation ou à la colère.
Débat après projections

21h30 LES SEIGNEURS DE HARLEM
De Bill Duke, USA, 1997, 2h10, en anglais sous-titré français
Lorsqu’il sort de la prison de Sing-Sing en 1935, Ellsworth Bumpy Johnson (Lawrence Flishburn) retrouve Harlem en émoi. Stéphanie St Clair (Cicely Tyson), qui régnait sur la loterie des nombres, est désormais en concurrence avec le redoutable roi de la bière du Bronx, Dutch Schultz (Tim Roth), qui veut s’implanter dans le quartier noir. C’est la guerre.

DIMANCHE 04 SEPTEMBRE

14h00 FAMILY MOTEL
De Hélène Klodawsky, Canada/Somalie, 2008, 1h28, en anglais sous-titré français
Expulsées de leur logement à cause d’un retard dans le paiement de leur loyer, Ayan et ses filles se retrouvent dans un hôtel pour les laissés pour compte de la ville.
Family motel est un film dramatique inspiré par les histoires des hommes et des femmes qui, malgré des conditions de vies difficiles, se battent pour garder leurs rêves et intégrité intacts.

16h00 LE TEMPS DES CAMARADES
De Mohamed Chrif Tribak, Maroc, 2009, 1h23, en français et en arabe sous-titré français
Un film à propos de la vie universitaire sur le campus de l’université de Tetouan qui nous parle d’un moment peu connu dans l’histoire politique du Maroc. Ce film, qui illustre la confrontation idéologique entre étudiants musulmans et étudiants marxistes, nous fait penser à la turbulence politique actuelle de cette partie du monde.

18h00 BESOURO
De Joao Daniel Tikhomiroff, Brésil, 2010, 1h34, en portugais sous-titré français
Un film d’action à grand budget, Besouro retrace l’impressionnante histoire de résistance et de révolte du légendaire Besouro Mangangà, un esclave rebelle du Brésil des années 1920 qui – avec l’aide des orishas (dieux) afro-brésiliens et sa puissante maîtrise de l’art martial de la capoeira – se battra pour sa dignité d’homme noir et pour la liberté de son peuple.

20h00 FAIS DANSER LA POUSSIERE
De Christian Faure, France 2009, 1h30, en français
Elevée par sa mère bretonne, Maya, qui n’a jamais connu son père noir, part à la recherche de l’autre moitié de son histoire. A la croisée des chemins, ses rencontres, ses expériences la détruisent, la construisent, car Maya est une « résiliente », toujours prête à croquer la vie… Malgrè ce monde sans indulgence, sans complaisance, ni générosité à son égard, elle parvient à se hisser au sommet de son art: la danse.
Débat après projection

« Le soleil, l’herbe et une vie à gagner »: relation paternel éternel
Entretien avec la pianiste Hiromi
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *