Fictions

« Katerina » de James Frey, le retour d’un écrivain controversé

« Katerina » de James Frey, le retour d’un écrivain controversé

22 août 2019 | PAR Anna Geslin

Avec son roman Mille morceaux sorti en 2003, l’américain James Frey avait d’abord connu la gloire, avant de se faire lyncher par les médias, et notamment par la célèbre Oprah Winfrey. Son tort ? Faire croire que l’histoire d’un drogué suivant une cure de désintoxication était la sienne. Avec Katerina, James Frey oscille entre autobiographie et fiction…

 

James Frey, c’est l’auteur qui parle de ses démons (drogue, alcool, sexe) sans prendre de détour. Que cela soit avec Mille morceaux, L.A. Story ou le petit nouveau Katerina, il ne s’embarrasse pas d’une quelconque bienséance ou de l’opinion d’une Amérique encore puritaine. Un langage cru, une écriture qui se joue des codes, une plongée dans le Paris des années 90, une histoire d’amour entre deux êtres auto-destructeurs, James Frey semble avoir créé la recette parfaite pour happer le lecteur jusqu’à la dernière page… Très vite son oeuvre nous fait penser à l’écrivain Bret Easton Ellis, dont White vient de paraître, et rendu célèbre avec American Psycho dans lequel on se heurte à la violence, à la drogue, à la folie et au plaisir charnel. 

 

Quand il lit Tropique du Cancer de Henry Miller, Jay, jeune américain encore étudiant a une révélation: il veut devenir écrivain. Ecrire pour « réduire le monde en cendres », écrire pour changer les gens, leur « façon de voir le monde, leur façon de se voir eux-mêmes ». Alors comme le héros, il décide de partir à Paris. Là-bas il cherche l’inspiration à travers les petits moments de vie, les rencontres, la coke, le sexe, l’alcool. Et puis il fait la rencontre de Katerina, une mannequin norvégienne à la chevelure rousse, qui comme lui a des penchants auto-destructeurs et un fort désir de liberté. Vingt-cinq ans plus tard, Jay désormais auteur à succès, renoue avec un passé pas tout à fait enterré…

 

 

©Visuel: Katerina, de James Frey, AG.

 

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