Fictions

« Il est difficile d’être un dieu » d’Arkadi et Boris Strougatski.

« Il est difficile d’être un dieu » d’Arkadi et Boris Strougatski.

14 février 2015 | PAR Le Barbu

Les frères Strougatski, Arcadi (1925-1991) et Boris (1933-1992) restent les écrivains de S.F. les plus célèbres de l’ex-URSS. L’intelligence et la sensibilité humaniste de leurs romans, devenus des classiques, leur ont valu une renommée universelle. Adapté en jeu vidéo mais aussi au cinéma par Alexeï Guerman en 2014, Il est difficile d’être un dieu est considéré comme un des chefs-d’œuvre de la science-fiction. Un roman intemporel, au message universel, mais qui ne nous a pas convaincu…

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La planète Arkanar ploie sous la férule du tyrannique ministre de la Sécurité. Cette société semi-féodale qui persécute ses intellectuels, évoquant à la fois l’Espagne de l’Inquisition, l’Allemagne nazie et la Russie stalinienne, intéresse au plus haut point l’Institut d’histoire expérimentale de la Terre qui, elle, est peuplée depuis longtemps d’êtres bons et tout-puissants qu’on appelle les dieux. Doivent-ils intervenir pour miner le fascisme, ébranler l’obscurantisme? En fait, l’Histoire est une route à sens unique. Et s’il est difficile d’être libre au pays de l’oppression, il est tout aussi difficile pour un dieu de se mêler sans risque de la misère des mortels.

Il est difficile d’être un dieu est un roman politique où les régimes totalitaires sont pointés du doigt. Thématique universelle, d’actualité, mais sans surprises, sans nouveautés majeures dans la façon de traiter, d’analyser et de comprendre ces régimes. Le rythme du roman est lent, linéaire, et le style sans relief. On a parfois du mal à rentrer dans un récit qui n’est finalement qu’un prétexte à une mise en scène critique d’un régime politique. Bref, roman qui n’a pas un grand intérêt. Il est donc difficile de croire que le film sorti dans les salles obscures le 11 février fasse mieux…

« Il est difficile d’être un dieu » d’Arkadi et Boris Strougatski, Gallimard, Folio SF, janvier 2015.

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Le Barbu
Le Barbu voit le jour à Avignon. Après une formation d'historien-épigraphiste il devient professeur d'histoire-géogaphie. Parallèlement il professionnalise sa passion pour la musique. Il est dj-producteur-organisateur et résident permanent du Batofar et de l'Alimentation Générale. Issu de la culture "Block Party Afro Américaine", Le Barbu, sous le pseudo de Mosca Verde, a retourné les dancefloors de nombreuses salles parisiennes, ainsi qu'en France et en Europe. Il est un des spécialistes français du Moombahton et de Globalbass. Actuellement il travaille sur un projet rock-folk avec sa compagne, et poursuit quelques travaux d'écriture. Il a rejoint la rédaction de TLC à l'automne 2012 en tant que chroniqueur musique-société-littérature.

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