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Les chevaliers du pardon tome 3: La fée Sanctus

Les chevaliers du pardon tome 3: La fée Sanctus

14 juin 2012 | PAR Sandrine et Igor Weislinger

Scénario de Jean Dufaux, dessin de Philippe Delaby et couleurs de Bérangère Marquebreucq

Seamus devient chevalier du pardon et se lance à la recherche de la fée Sanctus, une morigane passée à la Lumière qui pourrait permettre aux chevaliers du pardon de remporter la victoire sur les forces du Mal. Mais le Guinea Lord rôde et le combat sera terrible une fois de plus.

Philippe Delaby a attrapé très jeune le virus du dessin et travailler avec Jean Dufaux est pour lui une consécration. Leur série Murena qui se déroule dans l’Antiquité à Rome met en scène des personnages historiques tel que Néron et une certaine forme du réalisme. Rome brûle de nouveau et, même en bande dessinée, c’est du grand spectacle. Les deux auteurs travaillent tour à tour sur les deux séries.

Jean Dufaux a commencé à scénariser  Complainte des landes perdues en 1993 . La durée de vie de cette série est donc remarquable puisqu’avec le cycle 3 et le tome 4 du cycle 2 encore à paraître, la saga s’étendra sur plus de vingt ans. Ce n’est pas un problème pour un scénariste aussi talentueux que Jean Dufaux qui a un plan global de sa série depuis longtemps. Avec ce second cycle de Complainte des Landes perdues, nous plongeons dans une captivante épopée où tels les chevaliers de la table ronde, les chevaliers du pardon mènent une croisade en faveur du Bien afin d’éradiquer de leur île les forces du Mal incarnées par les Moriganes, ces terribles sorcières et surtout par le Guinea Lord, créature surgie des Enfers, qui apparaît mystérieusement dans le tome 2 et dont les origines demeurent méconnues. Le cryptos, horrible démon qu’ils invoquent afin qu’il leur donne des informations, leur fournit des indices tout en prenant de la puissance, comme a pu le faire Mornoir, la morigane qu’ils retenaient captive au début de ce cycle. Les chevaliers ont besoin d’être en contact étroit avec les forces du Mal bien malgré eux pour les anéantir mais les difficultés s’amoncellent sur leur chemin. Un nouveau monstre surgit à chacune de leurs aventures comme si l’Enfer n’en n’avait pas fini de venir les éprouver. Les personnalités puissantes de l’un et de l’autre camp semblent toutefois avoir un point commun: celui de contrôler le fitchell, autrement dit le jeu de la vérité.

Le personnage principal, Seamus, a subi une grande évolution depuis le premier volume de ce second cycle de la complainte des landes perdues. En effet, il est passé de jeune novice sans expérience, à la coiffure d’Iroquois, ayant le pouvoir de lire les signes et communiquer avec les animaux au statut de chevalier expérimenté. Il a en outre découvert l’amour grâce à la fée Sanctus qu’il poursuit inlassablement, elle est l’objet de sa quête consciente et inconsciente, ce qui fait que le chevalier poursuit un objectif individuel soit contraire aux lois qui régissent les chevaliers du pardon. Il accomplit ainsi en quelque sorte la prophétie de Mornoir à son sujet, se préparant inconsciemment à se consacrer à son seul amour. L’issue de ce second cycle est attendue avec impatience, sortie probable l’an prochain, Jean Dufaux avouant mettre douze à quinze mois en moyenne pour le scénario d’une bande dessinée. Une inspiration presque intarissable qui fait le bonheur de ses lecteurs.

 

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