BD

La Javanaise tome 1: La fille de Mata Hari de François Debois, Cyrus et Annabel

La Javanaise tome 1: La fille de Mata Hari de François Debois, Cyrus et Annabel

21 décembre 2012 | PAR Sandrine et Igor Weislinger

Scénario de François Debois et Cyrus, dessin d’Annabel

1917. La mère de Jeanne, Margaretha, se meurt. Plus connue sous le nom de Mata Hari, la célèbre espionne est en prison, abandonnée de tous. A contrecœur, sa fille va lui rendre une dernière visite. Une lettre posthume de sa mère lui est remise après sa mort qui change l’opinion de Jeanne sur sa parente. La jeune fille fait route vers Java, revenant là où elle est née et a passé son enfance pour retrouver ses racines mais les embûches parsèment sa route…

Il est possible de venir de milieux très éloignés de la bande dessinée et d’y réussir pourtant brillamment. La preuve ici, c’est la seconde fois que Cyrus et François Debois se lancent dans l’expérience et c’est carrément très réussi. L’ancrage dans l’Histoire est passionnant, le charme de l’héroïne envoûtant, l’intrigue pleine de rebondissements et de mystère, tous les ingrédients sont là pour accrocher le lecteur.

Annabel avait déjà collaboré avec Cyrus et François Debois pour leur premier dyptique Magus, une histoire de magie. Son dessin est très précis et fouillé, chaque détail y a de l’importance et est très bien rendu de l’oiseau volant dans le ciel au reflet dans le miroir en passant par les yeux des personnage. Annabel excelle à dessiner les lieux et les personnages. Sa Mata Hari, prématurément vieillie par les épreuves, fait penser à Marie-Antoinette peu avant sa mort.

De la fille de Mata Hari, peu de choses sont connus si ce n’est qu’elle a été élevée par son père et n’a presque pas connu sa mère. Les auteurs imaginent ici un scénario possible et dans l’ensemble assez convaincant, la partie fantastique restant la seule troublante, de la vie de Jeanne. Amour, passion, complot, sorcellerie, racisme, voici l’héroïne plongée bien malgré elle dans une vie toute aussi tumultueuse que celle de sa mère à laquelle  elle ressemble beaucoup plus qu’elle ne le souhaite. Un premier tome envoûtant qui fait attendre le second avec impatience.

 

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Sandrine et Igor Weislinger

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