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X-Men Le commencement, le meilleur épisode de la franchise…

X-Men Le commencement, le meilleur épisode de la franchise…

28 mai 2011 | PAR Vincent Brunelin

Après tant d’adaptations médiocres (Thor, pour ne citer que la dernière en date), voire insipides (le spin-off Wolverine), on n’attendait plus grand chose des super-héros Marvel, mais c’était sans compter sur le talent de Matthew Vaughn. Le réalisateur de Kick-Ass signe de très loin le meilleur volet de la saga X-Men et livre un film jubilatoire grâce à un scénario rondement mené et des comédiens de choix. Sortie le 1er juin.

Synopsis : « Avant que les mutants n’aient révélé leur existence au monde, et avant que Charles Xavier et Erik Lehnsherr ne deviennent le Professeur X et Magneto, ils n’étaient encore que deux jeunes hommes découvrant leurs pouvoirs pour la première fois. Avant de devenir les pires ennemis, ils étaient encore amis, et travaillaient avec d’autres mutants pour empêcher la destruction du monde, l’Armageddon… »

X-Men le commencement, prequel de la franchise Marvel, nous entraîne aux origines des célèbres mutants et révèle la face cachée d’évènements majeurs du XXe siècle. Après deux premiers épisodes, tout juste honorables, mis en scène par Bryan Singer (qui reste ici scénariste et producteur) et un troisième assez pathétique (du tâcheron Brett Ratner), c’est au tour de Matthew Vaughn, encensé pour son Kick-Ass, de s’atteler à la tâche. Il faut bien le dire, le réalisateur britannique s’en sort à merveille et affiche même une certaine classe dans un exercice périlleux, car très codifié (pour ne pas dire formaté…), et soumis aux impératifs financiers.

Le film jouit d’un solide scénario qui marie une intrigue habilement tissée à une narration fluide et sans temps mort. En soignant l’écriture de ses personnages, Vaughn les rend beaucoup plus identifiables et attachants que lors des opus précédents, où seul Wolverine retenait l’attention. Ancrée dans la réalité historique du siècle dernier (les camps de concentration, la guerre froide, la crise des missiles de Cuba), la fiction se mêle aux images d’archives, mettant en perspective les ressorts dramatiques de ce nouveau X-Men.

Le film doit aussi sa réussite à une distribution très crédible dans son ensemble. Au premier plan, la brillante interprétation livrée par le tandem James McAvoy – Michael Fassbender exalte la relation complexe  qui se noue entre les futurs Professeur X et Magneto. Et de son côté, Kevin Bacon incarne un super méchant franchement convaincant.
Si quelques effets spéciaux (le vol du Hurleur) ainsi que certains maquillages (Mystique, le Fauve) laissent à désirer, Matthew Vaughn offre un univers visuel d’une élégance délicieusement rétro et démontre un sens aigu de la mise en scène et du cadre. Sa réalisation s’avère riche en détails mais jamais surchargée, rythmée sans être épileptique et il semble prendre plaisir à diriger les scènes d’action avec une forme de classicisme old school. Plaisir partagé.
X-Men Le commencement, ou l’un des tout meilleurs films de super-héros, à ranger aux côtés du Watchmen de Snyder, des deux premiers Spider-Man ou encore des Batman de Burton et de Nolan…

 

X-Men: Le commencement, de Matthew Vaughn, avec James McAvoy, Michael Fassbender
USA, 2h10, Science fiction, Action
Sortie le 1er juin 2011

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