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The Walking Dead saison 7 ou la promesse du règne de la Violence

The Walking Dead saison 7 ou la promesse du règne de la Violence

26 octobre 2016 | PAR Hakim Akcha

Attention spoilers. Depuis le Lundi 23 Octobre 2016, date de la diffusion américaine de l’épisode pilote de la saison 7 de The Walking Dead, il est possible pour le monde entier d’affronter les nouvelles images, aussi violentes que terrifiantes, de la série. Voilà une nouvelle saison qui promet un règne sanglant de la violence et une perte certaine d’humanité pour nos héros et héroïnes. 

The Walking Dead, l’une des séries phare de la chaîne AMC, est revenue sur les écrans américains le lundi soir dernier pour une septième saison. La première de cette toute nouvelle série est déjà disponible sur internet en version originale. Cet épisode fait directement suite aux images de Last Day on Earth, l’épisode final de la saison 6. Dans ce dernier, on y rencontre Negan (Jeffrey Dean Morgan), un mégalomane à la tête d’une immense armée d’hommes plus sanguinaires et belliqueux les uns que les autres, qui capture tou.te.s nos personnages et décide d’en assassiner un.e pour inculquer peur et respect au groupe. Les dernières secondes de cette saison se terminent, par conséquent, sur un « am-stram-gram » dont le résultat est la victime de Negan, dont on ne connaît l’identité qu’avec le début de la septième saison. Voilà un cliffhanger (suspens) qui avait fait grincé des dents !

Dans The Day Will Come When You Won’t Be, premier épisode de cette dernière saison, l’on apprend que c’est Abraham (Michael Cudlitz), mais également Glenn (Steven Yeun), qui meurent sous les coups de Lucile, la batte de baseball ornée de fils barbelés de Negan. Ce dernier désire montrer ô combien il est dangereux et assoiffé de pouvoir à notre groupe et pour cela, il n’hésite pas à soumettre Rick (Andrew Lincoln) à plusieurs tests périlleux, notamment aller chercher une hache dans un essaim de zombies cachés par un écran de fumée ou devoir découper le bras de son fils unique, Carl (Chandler Riggs), avec cette même hache. Tout ceci, simplement pour soumettre totalement le groupe à ses ordres. Les dernières minutes de ce pilote, partagées entre le désespoir de Maggie (Lauren Cohan), de Sasha (Sonequa Martin-Green) et de Rosita (Christian Serratos) sont ponctuées par une scène utopique où tou.te.s les membres du groupe, même les défunts, partagent un repas sur une table accompagné.e.s des personnes qu’ils, et elles, aiment et de leurs enfants. Néanmoins, c’est sur la tristesse, l’amertume et un profond désir de vengeance que se conclue l’épisode.

Cette nouvelle saison commence avec une rare violence, et ce même pour la série où zombies et humain.e.s s’entretuent depuis le début. En effet, l’opinion publique montrait, au début de la série, des personnages non-pas chouchouté.e.s par le scénarios mais a minima protégé.e.s. Cette septième saison amène au constat inverse et, à l’image des fans de Game Of Thrones, l’on craint pour la mort des personnages clés du groupe. D’après des sondages publiés par le magazine américain TVLine, près de 52% des sondé.e.s pensent avoir assisté à des scènes bien trop violentes et gores. Néanmoins, seulement 37% de ces dernier.e.s affirment arrêter la série. Par ailleurs, le Parents Television Council en la personne de son président, Tim Winter, s’est déclaré choqué par une telle violence gratuite et servant de « béquille » au scénario bancal de la nouvelle saison. De l’autre côté le réalisateur de la série, Greg Nicotero, s’est défendu en expliquant qu’il « était important de débuter la saison en montrant vraiment tout ce dont Negan était capable, car cela va avoir un impact sur la direction que va prendre la série.« .

Enfin, même si la violence et le gore ont été poussé à un extrême dans le début de cette nouvelle saison, il est impossible de nier que l’on rompt avec le passé de la série. Toute l’équipe de The Walkind Dead, et plus particulièrement Greg Nicotero, avait un immense challenge à relever : rompre la monotonie et la chaîne qu’avaient institué les dernières saisons. En effet, l’histoire se résumait à notre groupe cherchant un havre de paix, le trouvant et un élément perturbateur venant soit le détruire, soit le conquérir. Cette nouvelle saison, commence avec l’asservissement de notre groupe, chose qui n’était encore jamais arrivée, et ce même sous le Gouverneur (David Morrissey) de la saison 5. Par ailleurs, dans toutes les fins des dernières saisons, Rick tentait, tant bien que mal, de reconquérir avec succès son humanité à l’aide de personnage tiers comme Hershel (Scott Wilson) ou Morgan (Lennie James). Ici, avec ce nouvel épisode, la donne change et les cartes sont redistribuées. En effet, il ne s’agit plus d’humanité mais de survie, et plus tardivement sans doute, de vengeance. Dans cette nouvelle saison, l’on comprends rapidement que l’humanité n’existe plus, seul le désespoir et le désir de survie règnent. C’est dans sa manière d’appréhender la fin de l’humanité, en son sens moral, que le traitement du réalisateur pour la série relève du génie. En effet, quoi de plus humain que de désirer vengeance après avoir vu ses amis mourir, et ce malgré toutes les conventions morales et éthiques ? Par ailleurs, cette ouverture nous ramène à l’épisode 3 de la saison 5, intitulé Four Walls and a Roof, où Rick après avoir tué Gareth (Andrew James West) et sa bande de cannibales dans une église, se justifie « It could have been us« .

Visuel : © Images promotionnelles de la saison 7 de The Walking Dead.

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