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Les sept vies de Léa : une série française qui sort du lot

Les sept vies de Léa : une série française qui sort du lot

01 juin 2022 | PAR Zoe Grandjacques

Après Mortel, Netflix produit une nouvelle série française pour ados : Les sept vies de Léa, sortie début mai. Mêlant voyage dans le temps et enquête policière, la série tournée dans les gorges du Verdon, signée par Charlotte Sanson, n’est pas parfaite mais se démarque par son originalité.

 

Léa (Raïka Hazanavicius)est une lycéenne qui a du mal à vivre sa vie. Lors d’une rave dans les gorges du Verdon, elle décide d’en finir. Mais alors qu’elle titube, ecstasy en main, elle trébuche et découvre un squelette. Ce squelette c’est celui d’Ismaël (Khalil Ben Gharbia), un lycéen mort au même âge qu’elle, trente ans plus tôt. Et alors qu’elle s’endort après cette journée, elle se réveille dans le corps d’Ismaël, en 1991. La série va faire des allers retours entre 2021 et 1991, avec un scénario sans raté temporel. Alors que l’enquête s’ouvre en 2021, Léa comprend qu’elle revit la semaine qui a précédé la disparition du jeune homme. Et la particularité, c’est que Léa ne se réveille pas que dans la peau d’Ismaël mais aussi dans celle de ses proches y compris ses propres parents. Intriguée, elle décide de mener l’enquête, où tout le monde semble suspect, et d’empêcher la mort du lycéen.

Le scénario tient la route, il n’y a pas de raté temporel ni de complications métaphysiques, c’est simple et efficace. L’aspect d’enquête est prenant et la mini-série en 7 épisodes se dévore d’une traite. Quelques ombres au tableau, la série tombe parfois dans des écueils clichés de la teen-série : une voix-off un peu niaise et inutile qui vient souligner l’évidence même, un amour que Léa développe pour Ismaël qui semble relativement étrange et superflu et une volonté de représentation et de messages féministes qui devient tellement automatique à chaque épisode qu’elle finit par tomber à côté. Mais ces bémols sont vite oubliés par l’aspect de fraicheur que le casting jeune et l’esthétique dynamique des années 90 insufflent. 

Enfin, si on passe un bon moment tout au long de la série on n’est pas transcendé pour autant. Les ficelles scénaristiques sont simples à deviner, on joue le jeu mais on s’attend à la prochaine manche. Jusqu’au dernier épisode qui se démarque soudain avec une fin originale et intelligente. 

En bref, la série Les sept vies de Léa ne révolutionnera certainement pas le monde du voyage dans le temps ou du cold case mais propose une intrigue prenante qui vient finalement aborder des questions plus profondes comme celle des secrets de famille avec une intelligence insoupçonnée. Une production française inhabituelle, à voir !

© Visuel : Affiche officielle 

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Zoe Grandjacques

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