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Dix raisons de se laisser embarquer dans la série « Dix pour cent » sur France 2

Dix raisons de se laisser embarquer dans la série « Dix pour cent » sur France 2

16 octobre 2015 | PAR Yaël Hirsch

Mercredi 14 octobre 2015, France 2 lançait avec succès (4.8 millions de téléspectateurs!) sa nouvelle série. En deux épisodes, le buzz est fait et depuis, les agents sympathiques de Dix pour cent sont sur toutes les lèvres. Voici dix raisons d’entrer dans l’univers survolté des coulisses du cinéma…

1. A la croisée de la série populaire et du cinéma d’auteur
Avec Dix pour cent, le réalisateur arty Cedric Klapish passe pour la première fois au format petit écran. Et la bonne nouvelle c’est qu’il s’est entraîné pour le grand écran à filmer Paris. Même sans Romain Duris et sans le loisir de poser Ennui et langueurs métaphysiques, la ville Lumière y mérite bien son nom. Avec la dynamique Fanny Herrero (Un village français, Kaboul Kitchen) en chapeautage d’écriture, le film d’auteur rejoint la série populaire avec brio.

2. Les coulisses du 7ème art
En passant par les bureaux des agents des comédiens, la série nous permet d’entrer dans les coulisses du rêve. Mensonges, leçons d’équitation, tractations, points virgules dans les contrats et leçons folles d’équitation sont au nombre des choses « off records » qu’on aime bien découvrir. Sachant que l’idée au début vient de star des agents de stars, Dominique Besnehard, le caractère authentique de la fable est éblouissant. En témoigne le titre de la série qui nous en apprend déjà beaucoup : Dix pour cent, c’est ce que prend un agent sur le cachet de ses comédiens.

3. Des comédiens célèbres se prêtent au jeu de leur propre rôle
Que ce soit Cécile de France, Nathalie Baye, Laura Smet ou Line Renaud, voir des « stars » du cinéma français dans leur propre rôle est à la fois cocasse et goûteux. reste à savoir si certains se joueront mal eux-mêmes …

4. Des acteurs excellents dans les rôles speeds et doux-amers des agents de stars
On a tous déjà vu quelque part les frimousses des agents de stars et leurs assistants dans la série et ici on les redécouvre tous sous un autre jour. La « connasse » Camille Cottin devient une wonder-coman touchante et l’actrice très indé et toujours très « nature » Laure Calamy prend un rôle de belle peste.

5. On peut s’identifier aux personnages de 20 à 65 ans
Entre les stars, l’agent quinqua séducteur, le personnage de la jeune Camille qui débarque à Paris, l’assistant gay très bavard ou la doyenne des « imprésarios » suivie de son chien Jean-Gabin, les personnages de la série sont assez nombreux pour que, comme dans Plus Belle la vie ou Fais pas ci Fais pas ça, toute la famille puisse s’identifier. Toujours sympa de vivre une série « avec » ses héros…

6. On a attendu 7 ans pour déguster la série
Prévue à l’origine pour Canal+, la série a mis 7 ans pour nous arriver sur France 2, probablement gage de travail, de qualité et aussi d’originalité. Après deux premiers épisodes concluants en termes d’audience, on ne peut qu’être rassuré!

7. La série a quelque chose de Mad Men…
Passer par la case « boulot passionnant » pour prendre le pouls d’une époque, c’est une formule gagnante. Comme le métier de publicitaire dans les années 1950, celui d’agent d’acteurs aujourd’hui en dit long sur notre société du spectacle. Mais cela permet aussi d’entrer doucement dans la vie des personnage par l’aspect qu’ils ont le plus travaillé : leur travail. L’émotionnel et le sentimental se livrent par touche, comme lors d’une enquête policière…

8. …Et aussi un zeste de Fifty Shades
Si le SM n’est plus que figuré, le personnage de la jeune première qui fait son trou dans un milieu de requin vend forcément beaucoup de rêve… Beauté, gloire, amour et ascension sociale. Le Diable en France aussi s’habille en Prada.

9. C’est une série qui va nous prendre en tout et pour tout 3 soirées.
Pas de fleuve à la Santa Barbara. Dix pour cent, c’est 6×50 minutes soir 3 mercredi soirs à planifier en famille devant la télé.

10. C’st indispensable d’avoir un peu suivi pour comprendre les collègues au bureau et ne pas rester en rade lors des dîners en famille
Le « C’est hisroshimesque » prononcé par Camille Cottin dans l’épisode 1 est d’ores et déjà plus utilisé que le « allô quoi » de Nabilla. Pour décoder le langage des rues et des familles cet automne, il faut se tenir au courant des éclats de Dix pour cent. Tant qu’à faire, autant s’offrir le plaisir de la voir cette série, en direct ou en replay (ici).


visuels : affiche et photos officielles

Les soirées du week-end du 16 octobre 2015
[Live report] Ibeyi au Trianon
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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