Cinema

Rétrospective consacrée au cinéaste hongrois Béla Tarr du 3 décembre au 2 Janvier au Centre Georges Pompidou

04 août 2011 | PAR Coline Crance

Le centre George Pompidou du 3 décembre au 2 janvier consacre un rétrospective au cinéaste hongrois Béla Tarr à l’occasion de la sortie en France, comme il l’a lui même annoncé, de son dernier film Le cheval de Turin récompensé par l’Ours d’argent et le grand prix du jury et de la critique internationale au 61ème Festival de Berlin. Cinéaste d’une œuvre qui se réinvente en permanence, orfèvre perpétuellement traversé par la question de la condition humaine, Béla Tarr a réalisé neuf longs métrages, quatre courts-métrages et un film pour la télévision. Il offre une œuvre radicale, visionnaire étourdie par une fascinante beauté formelle oscillant entre réalisme et métaphysique caractéristique d’un des plus grands maîtres du cinéma, Andreï Tarkovski.

Béla Tarr est né à Pecs en 1955. Après avoir réalisé un film avec la caméra Super 8 de son père, il se voit refuser son entrée à l’Université. Le film est jugé dissident dans la Hongrie communiste. Son travail en tant que cinéma amateur intéresse très les studios Béla Bazs. Son expérience en usine en tant qu’ouvrier de la réparation navale, le marque tout sa vie et le guide pour composer un vision dans ces films saisissante de la réalité socialiste. Il réalise ainsi un trilogie : Nid Familial, L’Outsider et Rapport préfabriqués. En 1982, il réalise une adaptation de Macbeth pour la télévision, composé seulement de deux plans en soixante sept minutes. Sa rencontre avec le romancier hongrois Laszlo Krsznahorkai est décisive. Elle donne lieu à la réalisation de trois films dont l’un reste son plus connu à ce jour, le film-fleuve Satantango. Le refus de la narration, la maîtrise du plan séquence, captive et font des films de Béla Tarr des moments de poésie à l’état pur qui traverse avec dans une folle abstraction le cinéma et le monde avec ironie. Œuvre au désespoir incandescent, réinvention jubilitoire et permanente d’une écriture cinématographique, elle reste en méconnue en France. Pourtant elle compte un grand nombre d’admirateurs tels que le critique Jonathan Rosenbaum, l’écrivain Susan Sontag, le comédien Michael Lonsdale, ou encore les cinéastes, Gus Van Sant, Jim Jarmusch et Guy Maddin.

Un cinéma magique et une rétrospective unique, à ne pas manquer !

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Coline Crance

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