Cinema

Ouverture du 64ème Festival de Cannes par Bertolucci

12 mai 2011 | PAR Coline Crance

Le cinéaste italien Bernardo Bertolucci, première Palme d’Honneur de l’histoire du festival de Cannes à 70 ans  a ouvert mercredi soir la 64è édition.

« J’ai attendu un peu, je vais avoir ma Palme d’Or », a déclaré le réalisateur de 1900 et du Conformiste ou Du dernier tango à Paris sur la scène du Palais des Festivals, en recevant des mains du président du festival, Gilles Jacob, cette distinction destinée à récompenser un réalisateur privé jusqu’alors de Palme d’Or – sans pour autant « le canoniser de son vivant », a insisté M. Jacob.

Bertolucci, ravi et ému, a aussitôt dédié son trophée à « tous les Italiens qui ont encore la force de lutter, critiquer, s’indigner » sous le gouvernement Berlusconi.

Peu auparavant, l’actrice française Mélanie Laurent, toute de tulle noir vêtue, en robe dior, avait lancé les festivités en célébrant ces « onze jours qui en valent cent » et font de Cannes sur tapis rouge la capitale du cinéma mondial.

Le président du jury, Robert De Niro, accueilli lui aussi par une « standing ovation » d’un parterre prestigieux et ébloui, a tenu à exprimer son ravissement en français : « Merci pour m’inviter ici, pour le 75… 64’tième (sic) festival de Cannes. J’espère que je fais un bon travail et encore merci », a-t-il prononcé sous les acclamations et la reprise de New York New York de Jamie Cullum qui aurait pu s’abstenir.

Cela faisait longtemps que Cannes voulait s’honorer de la présidence de cet acteur-producteur-réalisateur américain, fondateur du festival de Tribeca, à New York, qui siège cette année à la tête d’une équipe comprenant notamment Uma Thurman, Jude Law, Olivier Assayas ou encore Liv Ullman.

Après la projection d’une version couleur – miraculeusement retrouvée – du Voyage dans la lune de Georges Méliès (1902), c’est un autre citoyen de New York, Woody Allen , qui donnait le coup d’envoi cinématographique avec la projection en hors compétition de Midnight in Paris.

Woody Allen clame depuis toujours son amour immodéré de Paris qu’il considère comme la plus belle ville du monde à égalité avec New York: « Avec le recul, je me dis que j’aurais pu y vivre ou, au minimum, y prendre un appartement et me partager entre les deux villes. Or je ne l’ai pas fait et je le regrette », confesse-t-il.

A défaut, il lui rend un hommage appuyé, promenant sa caméra sur tous les sites emblématiques de la capitale française. « Paris donne l’impression que tout est possible et le film ne parle que de ça », assure Woody Allen qui revendique d’avoir filmé un « Paris émotionnel et subjectif ».

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Coline Crance

One thought on “Ouverture du 64ème Festival de Cannes par Bertolucci”

Commentaire(s)

  • Inconnue

    Je ne comprends pas, la reprise de Jamie Cullum était bluffante !

    mai 14, 2011 at 10 h 04 min

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