Cinema

[Live report] Passage au Festival Lumière

[Live report] Passage au Festival Lumière

17 octobre 2013 | PAR Laurent Deburge

 

La 5ème édition du Festival Lumière de Lyon, décidément très riche, se poursuit jusqu’à dimanche. C’est l’occasion de tenter d’apercevoir Quentin Tarantino, auquel la splendide Uma Thurman remettra ce vendredi le prix Lumière 2013.

[rating : 5] Glamour, le Festival Lumière est aussi le moyen de voir, de revoir et surtout de voir à nouveau des films de patrimoine, auxquels ce festival est avant tout dédié.  La plupart des films présentés à Lyon sont des films restaurés, dans le cadre d’une sortie DVD et Blu-Ray d’une part, mais aussi d’une nouvelle distribution en salles.

Cette année, le responsable des restaurations à la Columbia, Grover Crisp, présentait en première mondiale la réédition de « Nos plus belles années » / « The way we were », de Sidney Pollack (1973), où l’étonnante Barbra Streisand, étudiante juive communiste tombait éperdument amoureuse du playboy WASP par excellence, l’éternellement souriant Robert Redford, pour une passion sous fond de chasse aux sorcières et liste noire, entre New York et un Hollywood assombri par le maccarthysme au faîte de sa triste gloire.

Rétrospectives Ingmar Bergman, Hal Ashby ou Henri Verneuil, masterclasses avec Tim Roth, Pierre Richard, Jean-Michel Jarre, Françoise Fabian ou Françoise Arnoul, la programmation du Festival est variée et pleine de surprise.

Pour notre part, l’hommage rendu à l’ineffable, pour ne pas dire sublime, Christine Pascal, lyonnaise d’origine, fut l’occasion de découvrir un film formidable réalisé par son mentor Bertrand Tavernier – l’hôte du Festival Lumière – , à savoir l’émouvant « Des enfants gâtés » (1977), qu’elle avait coécrit, et qu’elle interprète avec Michel Piccoli. Ce film parle de vie, de crise, de politique, d’amour et de sexualité avec une sincérité bouleversante, dans un Paris d’immeubles de rapport, soumis à des bailleurs tout-puissants. Puisse ce merveilleux film ressortir en salles d’ici peu.

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Laurent Deburge

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