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Cannes 2019 : la sélection de la 51e Quinzaine des réalisateurs

Cannes 2019 : la sélection de la 51e Quinzaine des réalisateurs

23 avril 2019 | PAR Yaël Hirsch

Mardi 23 avril, Paolo Moretti, le nouveau  délégué général de la Quinzaine des réalisateurs (passé par Rome, La Roche-sur-Yon et le FID de Marseille) a présenté la programmation de l’édition 2019  devant la belle affiche de saut dans le vide.

 
Alors qu’on sait déjà que le Carrosse d’or va à John Carpenter (lire notre article), et que l’ouverture sera la première mondiale du septième film de Quentin Dupieux, Le Daim, la sélection met en avant le cinéma d’auteur et le cinéma de genre, avec plusieurs premiers longs métrages dont Perdrix, de Erwan Le Duc, avec  Maud Wyler, Swann Arlaud et Fanny Ardant, Les Particules, de Blaise Harrison et Sem seu sangue (Sick Sick Sick) d’Alice Furtado, un film brésilien qui explore le désir féminin.

Il y aura le film d’horreur de Babak Anvari, Wounds, et Zombie Child de Bertrand Bonello, entre l’Haïti de Duvalier et le Paris d’aujourd’hui. Il y a plusieurs comédies : Por El dinero du réalisateur argentin Alejo Moghuillansky qui appartient aussi au club très select des réalisateurs cultes qui arrivent à Cannes par la Quinzaine. Dans la veine, l’on verra The Lighthouse, de Robert Eggers et On va tout péter de Lech Kowalski.

Très attendus également sont Oleg du letton Juris Kursietis, et le film politique et réflexif sur le genre, Tlamess,  du tunisien Ala Eddine Slim

Du côté des abonnés des grands festivals, l’on retrouve Takashi Miike, avec First Love (Hatsukoi), Lav Diaz avec The Halt (Ang hupa). On retrouve Rebecca Zlotowski en compétition avec Fille Facile où elle met en scène Zahia Dehar.  

Egalement en sélection : Alice et le maire, de Nicolas Pariser,  And Then We Danced, de Levan Akin, Dogs Don’t Wear Pants, de J-P ValkeapääCanción sin nombre, de Melina León,  Ghost Tropic,  de Bas Devos,  Give Me Liberty, de  Kirill Mikhanovsky, To live to sing du réalisateur chinois Johnny Ma, Lillian, d’Andreas Horwath et The Orphanage, de Shahrbanoo Sadat.

En clôture on verra le deuxième film de Benoît Forgeard, Yves : c’est le rapport d’un rappeur avec son frigo intelligent interprété par Philippe Katerine.

Il y aura deux Masterclass : dix ans après Il Mariachi, il y aura une leçon de Robert Rodriguez, cinéaste autodidacte et généreux, et l’avant-perlière de son nouveau film Red Eleven. Le budget : 7000 dollars et il partagera les secrets de fabrication. Deuxième séance spéciale, le moyen-métrage de The Staggering Girl, de Luca Guadagnino.

Du côté des courts-métrages, on découvrira en compétition : Two Sisters ,Who Are Not Sisters de Beatrice Gibson, The Marvelous Misadventures of the Stone Lady, de Gabriel Abrantes, Grand Bouquet, de Nao Yoshigai, Je te tiens, de Sergio Caballero, Movements, de Dahee Jeong, Olla, de la comédienne qui passe à la réalisation Ariane Labed, Piece of Meat, de Jerrold Chong & Huang Junxiang, Ghost Pleasure, de Morgan Simon, Stay Awake, Be Ready, de An Pham Thien et That Which Is to Come Is Just a Promise, du duo Flatform.

visuel : YH

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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