Cinema

Cannes 2019 : les films de l’ACID

Cannes 2019 : les films de l’ACID

23 avril 2019 | PAR Geoffrey Nabavian

Le 72e Festival de Cannes a presque révélé tous les films qui composeront ses sélections. Parmi celles-ci, l’ACID et ses splendides découvertes promettent, une année encore…

L’ACID – ou Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion – permet chaque année de belles découvertes, au sein de la programmation qu’elle dévoile au cours du Festival de Cannes. Les cinéphiles amateurs de propositions originales gardent en tête bien des titres à l’affiche de ses précédentes sélections cannoises : le beau Mercuriales de Virgil Vernier (critique ici), projeté en 2014, année qui donna à voir aussi Le Challat de Tunis, de la magnifique Kaouther Ben Hania (découverte au Panorama des Cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient, et signataire plus tard du splendide La Belle et la Meute).

Ou encore Les Secrets des autres, du très ambitieux Patrick Wang, en 2015, Le Parc, du magnifique Damien Manivel (critique ici), en 2016, Pour le réconfort de Vincent Macaigne en 2017, ou, pour 2018, Thunder Road réalisé et joué par Jim Cummings, ou Il se passe quelque chose, film d’ouverture signé Anne Alix (interview vidéo de la réalisatrice, et de ses acteurs, à Cannes 2018, ci-dessous ; vidéo réalisée en partenariat avec l’Eicar).

Fictions très intrigantes…

En 2019, la section promet encore une fois des titres très intrigants et prometteurs – choisis par des réalisateurs, programmateurs pour l’occasion – avec parmi eux, sept premiers longs-métrages et quatre films réalisés ou co-réalisés par des femmes. Avec aussi, en prime, un focus sur trois longs-métrages argentins.

On retrouve, au sein de la sélection, Pierre Trividic et Patrick-Mario Bernard, très remarqués pour leurs longs Dancing et L’Autre, aux atmosphères assez expérimentales : dans L’Angle mort, ils dirigent Isabelle Carré et Golshifteh Farahani, au coeur d’une histoire d’homme invisible, avec relations de couple en arrière-plan, qui s’annonce très inattendue. Dans la sélection, également, Mickey and the bear, premier long-métrage d’Annabelle Attanasio, actrice vue dans la série The Knick, entre autres, sur les relations compliquées entre une jeune fille du Montana et son père au goût prononcé pour l’opium.

Parmi les réalisateurs français présents, on retrouvera également Alain Raoust – remarqué pour ses longs-métrages La Cage ou L’Eté indien, avec Déborah François et l’extraordinaire Johan Leysen – avec Rêves de jeunesse, ou la chronique d’un passage à l’âge adulte avec pour cadre la déchetterie d’un village.  Et Stéphane Batut, très remarqué pour Le Rappel des oiseaux et son court-métrage La Nuit, je mens…, présent en 2019 avec Vif-argent, récit fantastique avec jeunes aux allures de fantômes.

…et découvertes frappantes au coude-à-coude

Côté découvertes attendues, également, le documentaire Des hommes de Jean-Robert Viallet et Alice Odiot, portant sur la prison des Baumettes et ses détenus, jeunes pour une grande part, le documentaire Indianara, dirigé par Aude Chevalier-Baumel et Marcello Barbosa, et consacré à une activiste luttant pour les personnes transgenres au Brésil, ou Take me somewhere niceroad-trip en Europe de l’Est dirigé par Ena Sendijarevic.

Ou encore Kongo, documentaire signé Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav, consacré à un guérisseur congolais accusé de faire de la magie noire, et Solo, autre documentaire consacré à un pianiste argentin interné, avec à la réalisation Artemio Benki.

Direction l’Argentine, avec la programmation Acid Trip

En 2019, les films de l’Acid Trip seront trois fictions argentines. Avec au programme, Las Vegas de Juan Villegas, qui suivra les retrouvailles d’un couple, autour de l’enfant qu’ils ont eu dix-huit ans auparavant, dans le cadre d’une station balnéaire. A voir, également, Brève histoire de la planète verte, nouveau film très bien titré signé par Santiago Loza (très remarqué pour Extrano et La Paz), consacré à un alien secouru par des marginaux argentins, et Sangre Blanca, de Barbara Sarasola-Day, qui suivra des « mules » entre la Bolivie et l’Argentine.

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Visuel : affiche de la section ACID à Cannes 2019 © Héléna Coussy

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Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale.Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub.Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival.CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

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