Cinema

La réalisatrice Sólveig Anspach est décédée

La réalisatrice Sólveig Anspach est décédée

10 août 2015 | PAR Elodie Schwartz

Sólveig Anspach, réalisatrice franco-islandaise, auteure de Haut les Coeurs et Lulu, femme nue s’est éteinte dans la nuit de vendredi à samedi des suites d’un cancer. Elle avait 54 ans…

Le monde du cinéma est en deuil. Sólveig Anspach est décédée ce week-end à l’âge de 54 dans la Drôme. Selon Les Echos, la réalisatrice est morte des suites d’un cancer du sein dont elle souffrait depuis des années. Cancer qu’elle avait pourtant réussi à battre une première fois.

Née en Islande en 1960 et diplômée de la célèbre école supérieure des métiers de l’image et du son, la Fémis, en 1989, Sólveig Anspach s’était inspirée de son parcours pour réaliser sa première fiction intitulée Haut les Coeurs.

L’histoire raconte le récit bouleversant d »une jeune femme enceinte et atteinte d’un cancer du sein à qui les médecins conseillent d’avorter. Mais cette dernière refuse et donne naissance à une petite fille. Le film aura reçu plusieurs nominations aux Césars et Karin Viard, celui de la Meilleure Actrice en 2000 .

Fille d’un père américain et d’une mère islandaise, Sólveig Anspach avait également tourné d’autres fictions dont Stormy Weather en 2003 avec Elodie Bouchez, Back Soon en 2008 et sa suite Queen of Montreuil en 2013.

Documentariste militante (Que personne ne bouge en 1998, et Made in USA en 2001), Sólveig Anspach avait aussi travaillé pour la télévision en livrant en 2008 un documentaire sur la vie de l’anarchiste Louise Michel incarnée par Sylvie Testud.

Lulu, femme nue, sorti le 22 janvier 2014, de nouveau avec Karin Viard et Claude Gensac, avait été son dernier grand succès cinématographique. Adapté de la bande dessinée d’Etienne Davodeau, le film avait reçu le César de la Meilleure Adaptation.

Son 6ème et dernier long-métrage, L’Effet aquatique, suite de Back Soon et Queen of Montreuil, devrait sortir en salles obscures début 2016. Au casting de cette comédie décalée : Florence Loiret-Caille, Samir Guesmi et Philippe Rebbot.

Interrogée par Le Monde début 2014 sur les raisons de cette frénésie de projets, la réalisatrice aurait répondu : « Ce qui me presse tant ? C’est que je sais comme tout le monde que la vie peut s’arrêter demain. Simplement, moi, j’y pense peut-être plus souvent que d’autres… ».

Visuel : © Flick Creative Commons / Mara De Sario

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