Cinema

[Jour 4] Arras Film Festival : dernières projections et révélation du palmarès 2017

[Jour 4] Arras Film Festival : dernières projections et révélation du palmarès 2017

12 novembre 2017 | PAR Hugo Saadi

La 18ème édition de l’Arras Film Festival touchait à sa fin dimanche 12 novembre, avec deux séances pour nous puis la révélation du palmarès. Lever du rideau à suivre…

Mais avant de connaître qui a remporté l’Atlas d’or, nous sommes allés faire un tour du côté des découvertes européennes de la sélection et le coup de cœur était au rendez-vous avec Heartstone de Gudmundur Arnar Gudmundsson. Le film islandais nous conte les aventures amoureuses, amicales et familiales de deux jeunes garçons coincés dans un village isolé de pêcheurs : Thor et Cristian. L’un essaie de conquérir le cœur d’une fille, l’autre se découvre des sentiments envers son meilleur ami. Heartstone est avant tout une ode à l’amitié mais aussi un récit intime des premiers émois amoureux, de la découverte de son corps et de celui des autres. Le réalisateur, en plus de mettre en avant la question de l’homosexualité dans son film, propose également une lecture de la pression sociale qui pousse à bout et à l’inimaginable, d’autant plus dans un petit village où tout finit par se savoir. Le film nous prend aux tripes et ne nous lâche pas. Deux heures aux côtés des deux ados magnifiques dans de sublimes paysages qui donne envie de booker ses prochaines vacances en Islande. Gros coup de cœur à découvrir au cinéma fin décembre.

Dernier film de la compétition que l’on découvre : The Line de Peter Bebjak. Le réalisateur pose ses caméras à la frontière de la Slovaquie et de l’Ukraine pour mettre en scène un thriller avec comme toile de fond : le trafic clandestins à la douane. Il n’édulcore pas son propos : corruptions, meurtres, gangs, tout y passe. Entre film d’auteur et cinéma de genre, The Line se positionne entre les deux. Avec une mise en scène soignée et une belle photographie, le film a de quoi séduire, mais le manque de profondeur des personnages (et la quasi absence de rôles secondaires) provoque un manque terrible d’empathie envers eux. Ils peuvent se retrouver au fond du lac, une pierre accrochée aux pieds que cela ne nous dérange absolument pas. Au final, il en ressort un film assez anecdotique (une histoire et des personnages déjà vus et revus), où il faut sauver le côté technique de la réalisation.

Voici le palmarès complet de la 18ème édition.

Prix du jury regard jeune : The Line de Peter Bebjak

Prix du jury de la critique presse : Arrythmia de Boris Skhlebnikov

Prix du public : Zagros de Sahim Omar Kalifa

Atlas d’argent : Zagros de Sahim Omar Kalifa

Atlas d’or : The Line de Peter Bebjak

Visuels © photos officielles des films

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Hugo Saadi

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