Cinema

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Intouchables traité de raciste outre-atlantique

20 janvier 2012 | PAR LLT

Un critique du magazine Variety, véritable institution à Hollywood, est choqué par le film d’Eric Toledano et d’olivier Nakache. Il va même jusqu’à écrire que l’œuvre est raciste et qu’Omar Sy a le rôle d’un « singe de cirque ».

Intouchables a connu un très bon accueil sur l’hexagone avec plus de 18 millions d’entrées en 11 semaines de siège dans les cinémas. Les critiques, dans l’ensemble, affirment que le film allie comédie et une grande tolérance pour les communautés représentées. Que par l’humour, les réalisateurs ont réussis à traiter un sujet relativement sensible.

Mais le critique de variety n’est pas de cet avis et tacle l’œuvre cinématographique. Intouchables sera d’ailleurs diffusé aux Etats-Unis cet été. Et la Weinstein Company a même acheté les droits pour réaliser un remake américain. Le critique du journal lance une menace à cette compagnie en affirmant que sans refonte du scénario, le film n’a rien à faire sur le territoire américain.

Dans l’article, c’est le personnage d’Omar Sy qui en prend pour son grade. Le journaliste estime qu le rôle de Driss est trop stéréotypé et même raciste: « Driss n’est traité que comme le singe d’un spectacle de cirque, avec toutes les associations racistes de ce terme, expliquant au blanc coincé(Françis Cluzet) comment s’amuser en remplaçant Vivaldi par « Boogie Wonderland » et lui montrant comment bouger sur le dancefloor ». Les deux réalisateurs en ont aussi pour leur compte. Le critique regrette le manque de subtilité dans les films de Toledano et Nakache et juge intouchables comme le plus choquant de tous.

Bref, pas besoin de lire l’article du journaliste pour comprendre que le film ne lui a pas plu. Voire qu’il l’a détesté. Mais qu’il ose prétendre que le film est discriminant pour une certaine catégorie de la population est surprenant. Puisqu’aux USA, il existait une loi sur les quotas des minorités à la télévision et au cinéma. Ici, Omar a été choisi pour son talent et pour ce qu’il représente et non sur une couleur de peau dont la présence aurait été jugée obligatoire par la loi.

visuel(c): Reuters

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