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Festival Vidéodanse au Centre Pompidou : une histoire de la danse en 250 films, à découvrir en accès libre jusqu’au 2 janvier

Festival Vidéodanse au Centre Pompidou : une histoire de la danse en 250 films, à découvrir en accès libre jusqu’au 2 janvier

28 novembre 2011 | PAR Liane Masson

Chaque année, le Centre Pompidou accueille le festival Vidéodanse, une manifestation vidéo pour découvrir l’art chorégraphique sous toutes ses formes à travers de nombreuses projections gratuites. Cette édition 2011 présente pendant 6 semaines 250 films qui éclairent le travail de 150 chorégraphes  pour composer, à partir des images filmées, une histoire de la danse des xxe et xxie siècles. Une occasion unique de dresser un état de la création chorégraphique, d’y repérer les formes émergentes ou de se retourner sur les différents courants qui composent son histoire. Profitez en, vous avez jusqu’au 2 janvier pour vous plonger dans cette histoire de la danse en films.


La manifestation s’inscrit cette année en écho à l’exposition « Danser sa vie » consacrée aux rapports entre danse et arts visuels, de 1900 à aujourd’hui. Elle propose une histoire de la danse moderne et contemporaine en 250 films, invitant le spectateur à observer les « ruptures » et les « libérations » successives, les héritages revendiqués, les multiples dialogues engagés par les artistes avec les œuvres du passé, mais aussi le mouvement tumultueux et complexe du devenir des œuvres.

 

La programmation est divisée en plusieurs catégories :

 

La première propose une « Histoire de la danse » à travers une sélection de films et d’œuvres de l’expressionnisme au flamenco, en passant par les danses hip-hop, indienne ou orientale.

Les « Migrations gestuelles » s’intéressent à la topographie des courants chorégraphiques, des années vingt à nos jours. De Valeska Gert à Loïc Touzé, le spectateur est invité à découvrir l’expressionnisme régénéré au Japon, puis arrivé en France ; les desseins parallèles de Min Tanaka et Anna Halprin ; ou encore à déceler l’influence américaine de Mark Tompkins et des œuvres de Cunningham sur le territoire français.

 

Anna Halprin, "Returning Home", 2003, Réalisation : Andy Abrahams Wilson © Open Eye Pictures

 

A travers le volet « Mémoires des œuvres et poétiques des reprises » la programmation se penche sur les reprises de rôles et d’œuvres, montrant comment elle peuvent nourrir, interroger, réparer ou reconstituer une part de la mémoire chorégraphique.

Les « Histoires des gestes » mettent en lumière les gestes simples que sont marcher, porter, toucher, animer un voile, ou encore mourir sur scène, par le biais d’une approche anthropologique, parcourant, entre autres, les œuvres d’Isadora Duncan, Lucinda Childs, Min Tanaka, et Julie Nioche.

Plongez-vous ensuite dans le domaine souterrain du travail de préparation en danse, et voyagez entre les méthodes d’enseignement, les modalités de transmissions, mais aussi dans le quotidien du danseur, avec les « Histoires du travail en danse ».

« Espèces d’espaces et de figures » met en avant les chorégraphes à la démarche particulièrement plastique qui tracent des lignes, creusent des espaces et travaillent la matière. Ce pan de la programmation revient également sur les chorégraphes qui s’intéressent au traitement marionnettique des corps et s’attachent à défaire la figure humaine, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives chorégraphiques.

La manifestation s’attarde aussi sur les « Danses hors la scène », celles qui se développent au cœur de l’espace public, dans les milieux naturels ou urbains, produisant des  paysages et des cartographies où s’inventent d’autres relations à l’environnement.

 

Albrecht Knust, "Ceci n’est pas une danse chorale", 2004, Réalisation : Simon Hecquet, Sabine Prokhoris © Marc Domage

 

La catégorie « Danse et images filmiques » revient sur les différents essais cinématographiques auxquels la danse s’est prêtée, depuis les balbutiements du cinéma jusqu’aux techniques de la motion capture ou encore de la 3D.

Enfin, le dernier chapitre de la programmation, intitulé « Saluer », est constitué d’hommages à de grands chorégraphes disparus, tels Odile Duboc, Vincent Druguet ou Kazuo Ohno, et célèbre le travail d’importantes figures actuelles, comme Maguy Marin, qui quitte cette année le Centre chorégraphique de Rillieux-La-Pape.

 

Odile Duboc, "Projet de la matière", 2004, Réalisation : Laszlo Horvath © Samuel Carnovali

 

Un beau programme danse et dense, dans lequel se mêlent passé et présent, à travers des formes vidéo aussi variées que des captations de spectacles, des films documentaires, des portraits, des films de danse ou des installations. L’entrée est libre, vous pouvez donc vous y arrêter quand l’envie vous en prend : à l’heure du déjeuner, en attendant un rendez-vous, ou entre deux expos. Et si vous êtes un grand gourmand de danse, vous aurez tout aussi bien le plaisir d’y passer des jours entiers, pour profiter au maximum de la grande richesse de cette manifestation unique.

 

Visuel à la Une : Boris Charmatz, Quintette cercle, 2007
Réalisation : Sima Khatami
© Laurent Philippe

Infos pratiques

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Liane Masson

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