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« Equalizer 2 » en Blu-Ray et DVD : un film d’action qui vaut pour Denzel Washington

« Equalizer 2 » en Blu-Ray et DVD : un film d’action qui vaut pour Denzel Washington

03 janvier 2019 | PAR Geoffrey Nabavian

Dans cette suite au polar à succès de 2014, le jeu de Denzel Washington vaut le coup d’oeil, comme toujours.

Chauffeur à son compte façon Uber, l’ancien agent secret Robert McCall reprend du service lorsque des personnes sont menacées par des criminels. Dans ce polar d’action, Denzel Washington est encore une fois incroyable, plein de sobriété dans ses scènes dialoguées, incroyablement imaginatif dans sa gestuelle et ses attitudes.

Totalement crédible, et très charismatique en même temps, il arrive à s’effacer au profit de son personnage et à lui donner une épaisseur, malgré les ressorts de l’intrigue, déjà vus ailleurs pour quelques-uns. Le film tente des scènes de développement pour les protagonistes qui l’entourent : parmi eux, certains sont en marge de l’intrigue policière. On essaye de s’attacher à eux, et en particulier à Bill Pullman (Lost Highway), qu’on est heureux de revoir et de suivre, avec son physique carré et sa voix rauque.

Pas de distance ou d’humour, dans ce polar sec : la réalisation donne à voir de plutôt bonnes scènes d’action et de combat, assez fluides. On aime aussi la lumière crépusculaire et froide qui les éclaire. Mais certaines de ces séquences ne passent pas, et sous prétexte de faire peur et d’inquiéter, la mise en scène se montre parfois un peu complaisante, lors de certains assassinats, où sourd un peu une violence de film d’horreur. Et le manichéisme menace aussi dans certains cas.

Sur le disque de bonus de l’édition de Sony Pictures France (le film est disponible en DVD, Blu-Ray, Blu-Ray 4K Ultra HD, coffret Equalizer 1 & 2 et VOD depuis le 17 décembre), le petit making-of  « Building the world of The Equalizer II » essaye, grâce à des interviews et des extraits de tournage, de se pencher sur l’engouement du public pour le personnage de Robert McCall, héros du film, et sur son futur. Le film, c’est lui : en dehors des combats, les scènes plus calmes ont en fait pour but de suggérer, très rapidement, son passé. Et du même coup, sa tristesse…

Le réalisateur Antoine Fuqua sait en tout cas bien sûr se montrer plus brillant dans ses polars à fond dramatique, tels Training Day ou L’Elite de Brooklyn. Deux films à revoir…

Visuel : © 2018 Sony Pictures Entertainment Deutschland GmbH

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Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale.Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub.Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival.CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

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