Cinema
Dinard, Jour 2 : Le jury est là, ouverture avec « Sunshine on Leith » et choc culturel en Espagne

Dinard, Jour 2 : Le jury est là, ouverture avec « Sunshine on Leith » et choc culturel en Espagne

10 octobre 2014 | PAR Yaël Hirsch

Alors que le Festival du film britannique a commencé mercredi 8 octobre, avec une trentaine de projections, le Palais des Arts s’est mis en fête pour l’ouverture et les jurés de cette 25ème édition présidés par Catherine Deneuve. Tapis rouge, soleil et cinéma.

Cette année, le Palais des Arts et du Festival s’est doté d’une scénographie inspirée du métro londonien. Autour, tous les bars suivent et arborent le petit panneau rond si typique des sous-sols de la capitale britannique. Arrivés de nuit, nous n’avons malheureusement pas pu voir l’arrivée du jury, ni la projection en avant-première du film d’ouverture : Sunshine on Leith, de Dexter Fletcher (acteur dans Bugsy Malone et Kick Ass). Ce film musical est une sorte de Jules et Jim entre Afghanistan et retour en Ecosse où le public de Dinard retrouve des acteurs très familiers : George McKay (How I live now), Peter Mullan (Tyrannosaur, Hitchcock d’or 2011) et Jane Horrocks (Little Voice).

Nous sommes arrivés à temps pour prendre le pouls extérieur d’un Palais en plein film d’ouverture, tandis que le long du tapis rouge vidé de ses stars en projection, la musique continuait à créer une ambiance très solennelle. La projection qui nous attendait après nous a mené droit vers… Madrid. Mais avec un guide à l’accent très anglais. Mi-Polonais, mi-britannique, Peter Domankiewicz s’est exprimé dans un bon français pour se présenter comme un réalisateur résolument européen, amoureux de la Bretagne à travers des cartes postales que ses parents avaient rapporté de voyages antérieurs à sa naissance, et converti au cinéma d’auteur par Les enfants du Paradis. Avec humour et sens du rythme, son film Tea & Sangria raconte les déboires d’un Anglais (qu’il interprète) qui a tout quitté pour rejoindre son grand amour à Madrid. Evidemment la romance tourne mal et les galères commencent ponctuées d’autant de bons amis et de séductions ibères, pour contrebalancer les misères de cette Auberge espagnole décalée vers le nord. Le public de Dinard a ri de bon cœur, indulgent sur les plans les plus brouillons et charmé par le héros aussi bien que par tous les personnages, même les plus caricaturaux.

Une fin de soirée aussi multiculturelle que légère, que nous aurions bien prolongé au Bar du Festival, platines, spotlights et bouteilles fin prêts pour accueillir les fièvres du week-end, mais qui restait assez calme et bon enfant en ce jeudi soir. C’est bercés par la douceur de l’air iodé que nous sommes allés regagner notre hôtel, pour être prêts à décoller à 8h demain. Avec 5 salles et des projections (et évènements) de 9h à minuit, Dinard appartient résolument aux cinéphiles qui se lèvent tôt.

visuels : yaël hirsch

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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