Essais
« Jusqu’où ira François », une analyse du réformisme du pape par Jean-Marie Guénois

« Jusqu’où ira François », une analyse du réformisme du pape par Jean-Marie Guénois

10 octobre 2014 | PAR Jean-Paul Fourmont

Jean-Marie Guénois, journaliste au figaro à RTL et à KTO fait un tour d’horizon des positions du pape François sur les divorcés remariés, la réforme du Vatican, l’anticapitalisme, ses défis et ses ennemis…
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UN ETAT DE GRACE QUI SEMBLE SE FRAGILISER
Jusqu’ où pourra t- il ? Deux ans à peine après son élection surprise, l’état de grâce semble se fragiliser.
Car si ce pontificat est adulé hors de l’église, cela ne va pas de soi de l’intérieur.
La riposte s’organise.
Les réformes de François se heurtent à une tradition deux fois millénaire.
La curie en pleine réorganisation commence à relever la tête.

LA SUCESSION DE BENOIT XVI
L’auteur estime que le pape précédent Benoît XVI, a raté la succession de Jean-Paul II, de plus sa démission, a fait courir le risque d’une désacralisation de la fonction.
Le pape François est perçu comme un révolutionnaire pour le pape précédent, il représente ce qu’il a combattu « l’esprit du concile Vatican II ».

LE PROBLEME DES DIVORCES
Pour le mariage, on demande à l’église de bénir une seconde union.
Parfois l’église annule le premier mariage (droit canon), sous le prétexte qu’il fut « immature ».
Le dossier des divorces est un épineux problème.

LE SOCIAL
Ce pape renoue par sa critique du capitalisme et du libéralisme avec une fibre populaire qui n’est pas marxiste, mais avec la haute tradition d’un christianisme proche des pauvres.
Le pape François donne l’image d’un pape qui joue à cache à cache avec la curie.
Le poids des structures, c’est-à-dire de l’administration de l’église est important.
Le pape François veut aller non vers les « cathos », mais vers la périphérie, c’est-à-dire » les autres ».
Il considère qu’après le travail d’enseignement magistériel mené par Benoit XVI, l’urgence est de parler une langue comprise de façon universelle.
C’est-à-dire qu’il faut parler la langue du cœur et de la « miséricorde de Dieu ».
Avec l’élection du pape François, on a un pape qui veut abolir le « pape au pouvoir absolu ».
Le synode sur la famille qui se déroule en ce moment à Rome permettra de discerner le caractère de ce nouveau pape.
Ce souverain pontife tente de renouveler l’ardeur missionnaire.
S’il semble que beaucoup souffrent, d’une absence de vie spirituelle, plus importante au sein de l’église, selon Jean- Marie Guénois, le pape doit trouver un équilibre entre « les conservateurs « et « les progressifs » sous peine de provoquer un schisme.

Jean-Marie Guénois, Jusqu’ où ira François ?, éditions JC Lattès, septembre 2014, 211 pages, 18 euros.
Visuel : couverture du livre

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Jean-Paul Fourmont
Jean-Paul Fourmont est avocat (DEA de droit des affaires). Il se passionne pour la culture, les livres, les gens et l'humanité. Contact : [email protected]

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