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Une ouverture lumineuse au 33e Festival du Film Britannique de Dinard

Une ouverture lumineuse au 33e Festival du Film Britannique de Dinard

30 septembre 2022 | PAR Yaël Hirsch

Le cinéma de Grande-Bretagne a rendez-vous avec le public français du 28 septembre au 2 octobre à Dinard. Alors que le public a déjà commencé à voir des films, ce jeudi 29 septembre, la ville était à la parade pour une cérémonie d’ouverture illuminée par les membres du jury présidé par José Garcia et constitué d’Oulaya Amamra, Hugo Gélin, Alice Pol, George Blagden, Sofia Essaïdi et Adrian Lester.

 

Arrivés vers 16h30 à Dinard sous un soleil (et une lumière) inespérés, nous avons eu le temps d’une promenade en bord de mer de voir au loin Saint-Malo avant d’entrer dans le vif du sujet avec l’ un des six films de la compétition à l’auditorium Stéphane Bouttet. Il s’agissait de All my friends hate me, d’Andrew Gaynord. Un huis clos assez sympathique et astucieusement mis en scène qui raconte l’anniversaire de Pete (Tom Stourton, qui a coécrit le film), un homme sensible, que ses amis veulent fêter en l’emmenant quelques jours dans un manoir à la campagne. Avec des scènes gothiques qui finissent sur des fondus subtils, une direction d’acteurs et une image soignées, ainsi qu’une réflexion originale sur le sens de l’humour de l’élite anglaise, le film emporte et séduit. On adore cette bande de jeunes perchés, et notamment en guest la fiancée du héros interprétée par Charly Clive que l’on a appris à connaître avec la série Pure. Un premier essai concluant pour cette compétition.

 

Le temps de traverser une partie de la ville et nous étions à peine à l’heure pour l’impressionnant tapis rouge, animé notamment par la présence des membres du jury et Guillaume Gallienne venu soutenir son ami gallois Celyn Jone, co-réalisateur du film d’ouverture. Pierre Zéni présentait la cérémonie d’ouverture où beaucoup de thèmes d’actualité ont été évoqués et traduits du français (et du breton!) en anglais. Après le message de la directrice artistique Dominique Green, le mot du Président du Jury, José Garcia, enjoignant chacun et chacune à se conformer à son mot anglais préféré, « Brillant », a eu beaucoup de succès. La photo du jury était magnifique et le « wit » de Celyn Jones nous a enchantés. Drôle, fin et clair, celui qui est à la fois réalisateur, directeur de casting et rôle principal de l’adaptation de la pièce de Kaite O’Reilly, The Almond and the Seahorse, nous a séduits. Le film met en scène avec un casting incroyable (Celyn Jones, donc, mais aussi Rebel Wilson et Charlotte Gainsbourg) deux couples faisant face à des dysfonctionnements d’un conjoint après un traumatisme cérébral. Le traitement est très kitsch et appuyé, aussi bien dans les dialogues que dans la photo et la direction des acteurs. Malgré les monstres sacrés qui jouent dans cette adaptation, le rythme patine, la vraisemblance est approximative et l’émotion ne fonctionne pas. C’est dans une nuit iodée que nous avons quitté le Balneum pour une belle nuit avant de reprendre le chemin d’autres films anglais et de belles interviews, demain.

visuels (c) YH

 

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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