Cinema

Deauville, dernier jour : Woody Harrelson, l’émotion « Jeune-femme » et la nouvelle série de James Franco

Deauville, dernier jour : Woody Harrelson, l’émotion « Jeune-femme » et la nouvelle série de James Franco

10 septembre 2017 | PAR Yaël Hirsch

Après une nuit de vendredi électrique qui a fini à la Villa Kiehl’s sur une mini-performance de Joeystarr dans le booth des Dj’s (et il y avait eu un concert de Joyce Jonathan également à la Villa Kiehl’s plus tôt dans la journée), le réveil a été musclé et question météo, la journée a connu plus d’épisodes de trombes d’eau que d’embellies.

Certaines plumes de la rédaction se sont réveillées aux aurores pour rattraper un des films émouvants de la compétition, l’excellent Brooklyn Yiddish de Joshua Z. Weinstein. Pour l’occasion la salle du Morny était pleine malgré l’heure matinale et un soupçon assoupie (Lire notre chronique du film).

A 11h, ceux qui n’avaient pas eu la chance de savourer Jeune-Femme à Cannes, dans la sélection Un Certain Regard, ont rattrapé cette caméra d’or tendre et bouillonnante où Laetitia Dosch irradie. (Lire notre article).

Convaincus par des collègues que nous avons eu un jugement trop hâtif sur A Ghost story, de David Lowery  le film de deuil en compétition (voir notre article), nous avons essayé de le revoir en Morny, mais la projection a été littéralement prise d’assaut. Par conséquent, nous nous sommes repliés sur la projection ouverte du premier épisode de la saison 1 la série seventies de Maggy Gyllenhaal et James Franco, The Deuce. Extérieur new-yorkais, ambiance moite des bas-fonds, Gyllenhaal fait le trottoir sous une perruque marilyn, moustache et chemise imprimée caca d’oie en viscose, Franco est barman et on lui demande d’éponger les dettes de son frère parti faire la guerre au Viêtnam. Le décor est planté : le porno peut exploser dans une Amérique obsédée par le sexe. Avec des décors et des costumes réussis, un rythme lent et glauque et une ode à New-York sans mesure, The Deuce cherche à nous convaincre que les années « cul » 1970 étaient aussi glauques que les années « fric » 1950 de Mad Men. C’est réussi et la suite est à regarder dès le 18 septembre sur OCS.

La soirée a été le moment clé du Palmarès (voir notre article) et d’un dernier hommage à Woody Harrelson. Nous avons rattrapé le film de la compétition Bachelor, plutôt que de suivre le film de clôture, Le château de verre de Destin Daniel Cretton où jouaient Harrelson, mais aussi Brie Larson et Naomi Watts, nous avons rattrapé l’un des films de la compétition, The Bachelors, de Kurt Voelker, qui suit un père et un fils refaisant une vie dans un nouveau lieu après le décès brusque et prématuré de la maman. Un film touchant et tendre où Julie Delpy rayonne en prof de français farfelue.

Après un dîner de clôture élégant et très habillé au Casino, la nuit de fête s’est prolongée tard à la Villa Kiehl’s où Joeystarr a réitéré son tour de DJ irrésistible. La rentrée c’est vraiment maintenant avec plein de films et de stars américaines en tête et l’envie de revenir l’an prochain se frotter au tapis rouge du CID et aux mythiques planches.

visuels : YH

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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