Cinema
Cow-boys, soldats et samouraïs à l’horizon : Tarantino revient

Cow-boys, soldats et samouraïs à l’horizon : Tarantino revient

13 janvier 2014 | PAR Geoffrey Nabavian

LE cinéaste culte de ce début de XXIème siècle donne quelques infos sur son nouveau projet. Futur succès critique et public à prévoir, forcément. Mais quoi d’autre ?

TarantinoOn vient de l’apprendre : Quentin Tarantino a terminé d’écrire son nouveau scénario. Un western dont le titre est: « The Hateful Eight ». « Les Huit Odieux » ou « Les Huit Haïssables ». De quoi sérieusement faire penser aux Sept Mercenaires, western classique tourné en 1960 par John Sturges avec Yul Brynner, Steve McQueen, Charles Bronson, James Coburn… D’autant plus que Variety confirme cette influence. Mais pensons surtout au film qui inspira ce classique, Les Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa (1954).

Que peut-on prévoir ? Une filiation directe avec ses deux précédentes réalisations, Inglorious bastards (2009), qui reprenait la thématique des Douze Salopards, film de guerre de 1967, et Django unchainedd’après Django, western spaghetti (2012) : morts explosives et thématique humaniste –les sept samouraïs du film viennent défendre un village opprimé par des bandits ; western mâtiné d’un ton de film de guerre –il semble que ce film doive être la synthèse, excitante, des deux précédentes œuvres ; un acteur bien fou pour jouer le grand méchant Calvera, le chef des bandits ; et l’éternel Christoph Waltz, déjà contacté par Tarantino, dans un rôle qui sera peut-être lui aussi une synthèse du méchant d’Inglorious bastards et du gentil de Django unchained. La fin d’un cycle, en somme.

Que souhaiter ? Encore plus de prise de risque. Tarantino, roi des mélanges, nous prépare peut-être un western-film de guerre. Et pourquoi ne remonterait-il pas jusqu’à Kurosawa pour nous proposer un western-film de guerre-film de samouraïs ? Début du tournage l’été prochain, si tout va bien.

Visuel : ©affiche d’Inglorious bastards

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Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

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