Cinema
Charles Dickens au musée d’Orsay

Charles Dickens au musée d’Orsay

28 décembre 2011 | PAR Emma Letellier

Dans le cadre du festival « The way we were », le musée d’Orsay organise plusieurs cycles de projections consacrés à l’Angleterre victorienne telle que les cinémas britannique et américain ont pu la percevoir dans la première moitié du XXè siècle. Cette semaine, le cycle se concentre sur les adaptations des oeuvres de Charles Dickens: une sortie de qualité pour petits et grands en vacance à Paris.

Ce mercredi 28 décembre à 15h, l’auditorium du Musée d’Orsay proposera une projection de Oliver Twist, en VOST, réalisé par David Lean, en 1948, sur un scénario de Stanley Haynes avec Robert Newton, Alec Guinness et Kay Walsh. Orphelin dès sa naissance, Oliver Twist grandit dans un orphelinat à la discipline drastique. À 9 ans, on l’envoie en apprentissage chez un fabricant de cercueils. Maltraité, le garçon s’enfuit vers Londres.

Jeudi 29 décembre, à 15h, Great Expectations ( Les grandes espérances) sera projeté en VOST. Le film a été réalisé en 1946 par le même David Lean sur un sécnario de Anthony Havelock-Allan, Cecil McGivern, Kay Walsh. On y retrouve Alec Guiness, aux côtés de John Mills, Jean Simmons. L’histoire est celle de Pip. Alors qu’il se rend sur la tombe de ses parents, le jeune garçon vient en aide à un évadé en volant de la nourriture chez ses tuteurs. Quelque temps après, Pip est conduit dans une étrange demeure où il rencontre une sinistre vieille dame et sa jeune protégée, Estella.

Avec Oliver Twist, ce film est unanimement considéré comme la meilleure adaptation de Dickens, par sa façon de traduire en termes visuels et plastiques le roman. L’utilisation de la lumière et des ombres en donne une dimension expressionniste. Le caractère étrange, parfois quasi fantastique de certains personnages et de certaines scènes correspond à une vision enfantine d’un monde inquiétant

Enfin, vendredi 30 décembre à 15h, sera projeté l’éblouissant Scrooge, réalisé par Henry Edwards en 1935, sur un scénario de H. Fowler Mear, avec notamment Seymour Hicks, Donald Calthrop, Robert Cochran. Le soir de Noël, Scrooge, un vieil avare, reçoit la visite du fantôme de son ancien associé ainsi que de trois esprits de Noël, venus l’aider à prendre conscience de la vanité de son existence. Dans cette adaptation de A Christmas Carols, le réalisateur s’est avant tout intéressé à la dimension merveilleuse du roman plutôt qu’à sa dimension sociale. La très belle photographie du film, utilisant la nuit et les ombres, est marquée par l’expressionisme allemand. Le film se distingue aussi par la sobriété de ses trucages.

Chef du service Culturel et de l’auditorium, Martine Kaufmann déclare ainsi que  « Le talent de Dickens, qui se déploie dans la maîtrise de la conduite du récit et dans l’empathie affective qu’il parvient à obtenir de son lecteur, avait tout pour devenir l’une des meilleurs sources de scénarios. Dickens écrivait pour des lecteurs, ayant l’ambition de remplir en cela un rôle social associé à un goût profond de la popularité. ».


L’Empire des Rastelli – une tragédie contemporaine: l’homme face aux marchés.
Dans l’absolue abstraction du réalisme de Vick Muniz
Emma Letellier

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *