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Critique: GI Joe 2 Conspiration, charmante bastonnade très pittoresque avec président américain, kung-fu et bazookas

Critique: GI Joe 2 Conspiration, charmante bastonnade très pittoresque avec président américain, kung-fu et bazookas

30 mars 2013 | PAR Gilles Herail

[rating=2]Quand le jouet devient film et jeu vidéo, les producteurs salivent en pensant économies d’échelle sur le marketing. Souvent ennuyeux et parfois sympathique, ce produit de seconde zone rentrera très probablement dans ses frais.

GI Joe est ce jouet Hasbro qui s’est vu offrir il y a quelques années le luxe du passage sur grand écran. Avec un succès pas forcément mérité mais qui donne donc lieu à cette suite qui voudrait faire du Michael Bay avec une touche de Fast and Furious et de Yamakasi. Souvent ridicule, ce GI Joe 2 a le mérite d’assumer sa bêtise et un univers de n’importe quoi absurde. Le méchant à la Dark Vador et l’alternance déconcertante entre armes futuristes abandonnées en cours de combat pour des bons vieux sabres a un certain charme.

Car GI Joe est avant tout cet univers stupide où l’on parle armes nucléaires et complot contre le président américain tout en voyageant de temps en temps avec des ninjas qui semblent se demander à raison ce qu’ils font là. On retrouve aussi dans quelques scènes un Bruce Willis qui prend un malin plaisir à cachetonner dans son nouveau rôle favori (et dans lequel il excelle depuis Red), le retraité de l’armée que la gâchette démange. Londres est détruite en 15 secondes chrono sans que personne ne s’en émeuve vraiment. On n’est pas plus gêné que cela puisque le héros du premier film, Channing Tatum, subit aussi le même sort sans raison et sans émotion.

GI Joe c’est aussi le plaisir de scènes surréalistes comme une réunion des chefs d’états de pays possédant l’arme nucléaire qui tourne en grand guignol (entre deux blagues sur les coréens). Chacun desdits leaders nationaux appuyant sur le bouton rouge avant de désactiver leurs armes puis de se faire confisquer leurs jolies valises par deux ou trois ninjas évoqués plus tôt (embauchés par Dark Vador). On se souvient avec émotion du sketch des Inconnus sur la guerre mondiale dans le monde qui décrivait avec la même précision les mécanismes diplomatiques.

Bref GI Joe est assez inoffensif, propose quelques scènes de combat rapproché très réussies, notamment à flanc de montagne (et au sabre). Ce gros jouet franchisé bienveillant n’a pour seul objectif que de fonctionner très fort en première semaine dans les gros pays émergents et il devrait y parvenir. On se dit quand même que dans le style, le tonton Bay n’a pas d’égal et que Independence Day et Transformers 3 valent plus le détour dans leur grandiloquence.

Gilles Hérail

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Gilles Herail

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