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[Critique] « Wolverine : le combat de l’immortel » : blockbuster assez light mais au cahier des charges rempli

[Critique] « Wolverine : le combat de l’immortel » : blockbuster assez light mais au cahier des charges rempli

22 juillet 2013 | PAR Hugo Saadi

[rating=3]

Après le mauvais « X-Men Origins : Wolverine » de Gavin Hood qui avait pour principal but d’isoler le personnage de Logan, « Wolverine : le combat de l’immortel » fait peau neuve et tente de rattraper les erreurs du passé. La direction de James Mangold (« Copland », « 3h10 to Yuma », « Night & Day »…) rebooste la firme Marvel, bien que celle-ci ait déjà connu un regain grâce au très bon « X-Men First Class » de Matthew Vaughn.

Ce nouvel opus présente la partie nippone de l’histoire de Logan / Wolverine (Hugh Jackman) et n’est pas une suite du film de Gavin Hood. L’ouverture a lieu en 1945, à Nagasaki, lorsque Logan sauve un soldat japonais au moment de l’explosion de la bombe atomique. Puis on revient au temps présent et on découvre un Logan en homme des cavernes reculé en pleine montagne, rongé par la culpabilité d’avoir tué celle qu’il aimait et fuyant la civilisation. Il va renouer avec celle-ci lorsque la jeune Yukio (Rila Fukushima) qui le traquait depuis des mois, vient le trouver et le ramène au Japon pour exaucer la dernière volonté du fameux soldat Yashida (Hal Yamanouchi) sauvé à Nagasaki. S’ensuit ensuite une heure et demi où Logan va devoir se battre contre des ninjas japonais et protéger d’une guerre de clans qui sévit Mariko Yashida (Tao Okamoto), la petite fille du soldat.

James Mangold a souhaité laisser de côté les codes du gros blockbuster et réalise un film plus intimiste, avec un aspect mutant moins mis en avant mais plutôt un bon cadrage sur le personnage de Logan, cherchant à se débarrasser de ses pouvoirs et de son immortalité, c’est à dire faire disparaître le Wolverine. Avec comme arc narratif le pays du soleil levant, Mangold s’est offert le luxe d’utiliser à 100% le Japon en tant que décor mais aussi en terme d’action. Nombreux sont les combats entre les sabres des yakuzas et les griffes de Wolverine. On ressent également la volonté du réalisateur à présenter les coutumes nippones ce qui apporte une certaine légèreté au film. La réalisation est fluide et l’esthétisme du film léché, le Japon aidant beaucoup par ses couleurs et ses arts martiaux.

Avec un titre qui met en retrait l’aspect « X-Men », « Wolverine : le combat de l’immortel » est donc loin d’être un film de super héros ou un blockbuster estival, privilégiant les scènes de combat à l’arme blanche à l’utilisation à outrance d’effets spéciaux. Il s’agit clairement d’un show de Wolverine, où Hugh Jackman offre une excellente performance et vit complètement son personnage, se transformant au fil du film en une machine de guerre inarrêtable.Bien que le film soit dans l’ensemble de qualité, il est tout de même assez lent. Manquant de rythme par moments, l’histoire est assez étirée et le final n’est pas très bien amené. Quant à la 3D elle n’apporte que quelques plus lors de certaines scènes et est très limitée le plus souvent. Enfin, quelques réserves peuvent être émises quant à la grosse scène d’action du train, qui pique les yeux par son manque de réalisme, étant plus proche d’un jeu vidéo que d’un film.

En résumé, le film forme un ensemble moyen doté d’une histoire assez pauvre mais pourvu de scènes d’action qui viennent relever le niveau. Quant à la scène post générique, elle annonce un nouvel opus de grande qualité, « X-Men : Days of future past » de Bryan Singer.

« Wolverine : le combat de l’immortel », un film de James Mangold, avec Hugh Jackman, Tao Okamoto et Rila Fukushima. Action, Fantastique. États-Unis. Au cinéma le 24 juillet 2013.

 

 

visuels © Twentieth Century Fox

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