A l'affiche
[Critique] « Star Wars 7 le réveil de la force » hommage référencé à la Jurassic World

[Critique] « Star Wars 7 le réveil de la force » hommage référencé à la Jurassic World

21 décembre 2015 | PAR Gilles Herail

Star Wars 7, le réveil de la force, reprend les recettes éprouvées par Jurassic World. Un doux mélange entre suite et remake qui cherche à tout prix à séduire le fan en multipliant les références et les hommages.  J.J. Abrams réalise un divertissement efficace qui évite soigneusement toute prise de risques. Malheureusement pas à la hauteur de nos espérances.

[rating=3]

Extrait du synopsis officiel : dans une galaxie lointaine, très lointaine, un nouvel épisode de la saga « Star Wars », 30 ans après les événements du « Retour du Jedi ».

La mode est aux remakes qui prennent la forme de suites « 20 ans après » de grands monuments de la pop culture.  Jurassic World a démontré l’appétence du public pour ce type de produits conçus comme des hommages, cherchant à reproduire à l’identique en jouant uniquement avec le souvenir ému du film original. J.J. Abrams est devenu le spécialiste de la discipline, relançant la série Star Trek et pastichant les films d’aventures Spielbergiens dans Super 8. Son Star Wars respire la sincérité, démontre comme toujours un certain savoir-faire technique, mais n’arrive pas à dépasser son statut de clin d’œil référencé. Le spectateur se réjouit comme au théâtre de l’apparition des figures mythiques attendues. Le scénario abuse des allusions, des évocations appuyées qui cherchent l’approbation du fan et jouent à fond sur la corde nostalgique. L’environnement visuel ne s’éloigne pas d’un iota du modèle de départ et on attend en vain les innovations niveau bestiaire et paysages.

Le réveil de la force se regarde comme un agréable divertissement, entre le remake et le best-of, à défaut de réellement nous embarquer. On espérait un grand film d’aventure ambitieux, produisant du merveilleux et de l’épique comme Avatar avait pu le faire en son temps. Il faudra se contenter d’un objet beaucoup plus consensuel, allant dans le sens du poil et évitant toute idée trop personnelle. La modernité ne pointe le bout de son nez qu’à travers une héroïne qui lorgne du côté d’Hunger Games, la complexité en moins. John Boyega hérite d’un rôle beaucoup plus charismatique et apporte un peu de la fraicheur qui manque au reste du film. On espère que les prochains épisodes oseront prendre plus de liberté par rapport au matériau d’origine et assumer l’ambition de recréer une nouvelle mythologie. Pour aller au delà du pastiche et retrouver l’esprit d’aventures qui faisait tout le sel des premiers Star Wars.

Gilles Hérail

Star Wars 7, un film de science-fiction américain de J.J. Abrams avec Daisy Ridley, John Boyega, et Oscar Isaac, durée 2h15, sortie le 16 décembre 2015

Visuels : © photos officielles et affiches officielles des films
«Trois hommes dans un bateau » : Richard Deacon, Suis Jianguo et Henk Visch à la Fondation Maeght
Agenda culturel de la semaine du 21 décembre
Gilles Herail

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *