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[Critique] « Noma au Japon : réinventer le meilleur restaurant du monde » : un documentaire qui fait saliver

[Critique] « Noma au Japon : réinventer le meilleur restaurant du monde » : un documentaire qui fait saliver

25 avril 2017 | PAR Hugo Saadi

Noma au Japon : (ré)inventer le meilleur restaurant du monde. Tout est dit dans le titre de ce documentaire qui nous plonge dans les coulisses de la haute gastronomie. Passionnant et enivrant. [rating=4]

Le challenge de base de René Redzepi impressionne : après avoir reçu son 4ème titre de meilleur resto du monde, le chef du NOMA à Copenhague décide de le fermer et d’ouvrir une résidence de deux mois à Tokyo dans le but de proposer un menu exceptionnel avec des plats spécialement conçus pour l’occasion.

C’est le début d’une rencontre des cultures qui va s’étaler sur six semaines. Le documentaire suit cette brigade d’exception dans une course contre la montre haletante. Le réalisateur et ancien journaliste néerlandais Maurice Dekkers se met à hauteur de chaque membres de la cuisine en se focalisant plus principalement sur la garde rapprochée de René Redzepi. Il entrecoupe son film de flash-back sur l’avant de cette folle aventure afin que le spectateur se lie avec les cuistos et remarque la complicité entre ces collègues et amis. La cuisine du NOMA est une vraie famille avec des personnalités différentes.

Là où le documentaire prend un tournant savoureux, c’est à l’arrivée au Japon, au moment où commence la phase de conception du menu unique. Ils partent à la découverte d’une culture éloignée de la leur et découvrent les produits avec lesquels ils vont devoir composer. Rapidement, la caméra se fait oublier (même si le réalisateur insert des parties témoignages dans celui-ci) et le public se retrouve aux côtés des chefs. Il ressent la pression qui monte au fur et à mesure que l’échéance approche et a une occasion unique de suivre les réunions entre le big boss et ses cuisiniers. La dernière partie du film se focalise sur le dressage et la réalisation des plats. Le documentaire devient plus dense avec l’arrivée de  la team entière. La caméra se balade et capte des moments de tensions, de joie mais aussi de colère. Le génie de la gastronomie qu’est René Redzepi ne laisse rien passer.

Après une heure trente en cuisine, le générique se lance avec en toile de fond les différents plats servis aux chanceux ayant pu obtenir une place dans le restaurant qui a explosé le nombre de réservations. NOMA au Japon propose donc un véritable tour de force dans le domaine du docu gastro en invitant le spectateur de la conception à la réalisation d’un menu particulier sans oublier la confrontation derrière les fourneaux.

Visuels © Urban Distribution

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Hugo Saadi

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