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[Critique] « Adieu Mandalay » : sinueux chemin de croix d’une immigrée birmane en Thaïlande

[Critique] « Adieu Mandalay » : sinueux chemin de croix d’une immigrée birmane en Thaïlande

25 avril 2017 | PAR Hugo Saadi

Avec Adieu Mandalay, le réalisateur Midi Z délivre un roadtrip assez chaotique d’une jeune birmane en quête d’un travail et d’une nouvelle vie. Bouleversant. [rating=3]

Liangqing est une jeune birmane qui émigre clandestinement en Thaïlande pour fuir la misère locale. Sur sa route, elle rencontre Guo, son futur ange gardien et petit ami. Elle est embauchée à la plonge dans un petit restaurant, lui, dans une usine de textile. Tous les deux doivent survivent dans un quotidien précaire car sans papier. Ce jeune couple n’a pas les mêmes ambitions et sombre petit à petit dans un climat tendu. Liangqing est prête à tout pour obtenir un visa de travail et échapper à sa condition, alors que Guo souhaite obtenir assez d’argent pour rentrer en Birmanie.

Du moment où la jeune femme monte dans le camion qui changera sa vie au dernier plan de Adieu Mandalay, le spectateur suit avec intérêt son parcours. Le réalisateur Midi Z met bien en avant les pots de vins et autres magouilles qu’il est d’usage de faire dans ce pays. Sans oublier le trafic de migrants et les galères pour se loger face à des locaux réticents à l’encontre des clandestins. Côté réalisation, c’est sobre et efficace. Il filme au corps et les habitants sont toujours au premier plan d’une ville qui les avale à petit feu. Avec aucune musique, le film se drape d’un côté angoissant qui surgit davantage avec des scènes finales glaçantes. Les deux individus rencontrés en début de métrage sont transformés et ont perdu leur identité… L’émotion est d’autant plus intense grâce à la performance des deux jeunes acteurs qui livrent une partition sans fausse note. Une plongée dans le cinéma birman à travers la caméra de Midi Z qui captive de bout en bout.

Visuels © Les Acacias

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