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[Critique] « Du sang et des larmes », mission réussie pour Peter Berg

[Critique] « Du sang et des larmes », mission réussie pour Peter Berg

31 décembre 2013 | PAR Hugo Saadi

Après Le Royaume et Battleship, Peter Berg revient à ses petits soldats. Cette fois-ci il nous embarque en Afghanistan aux côtés des Navy Seals lors d’une mission de reconnaissance d’un chef taliban qui va mal tourner. Brutal, honnête et intense, immersion réussie dans Du sang et des larmes.
[rating=4]

Le film s’ouvre sur des images d’archives des camps d’entrainement des forces armées du Seals et se termine sur une opposition classique des photos des héros américains et des acteurs qui incarnent leur rôle. Cette confrontation avec le réel est le seul reproche que l’on pourrait faire à Du sang et des larmes, car trop tire-larmes. Entre ces deux génériques, Peter Berg nous plonge au cœur de cette escouade de 4 soldats et respecte les codes du film de guerre en nous surprenant à maintes reprises. Adapté du roman autobiographique de Marcus Luttrel, Le Survivant, le film prend le temps de nous présenter chaque soldat et nous met en condition pour que l’on s’attache à eux, que l’on connaisse leurs vies privées et que l’on partage alors leurs souffrances. Puis vient le départ pour leur mission consistant à localiser et éliminer le leader taliban de la région, une mission simple à première vue. Mais tout ne se passe pas comme prévu et les quatre soldats se retrouvent pris en plein terrain hostile dans une embuscade où les balles et les tirs de roquettes s’acharnent sur eux laissant très peu d’espoir sur la survie de ces hommes. Cette deuxième heure atteint le haut niveau pour un film de guerre. Effectivement, on n’avait plus été au cœur de combats aussi intenses depuis La chute du Faucon noir (2002). De plus, rarement on a vu au cinéma des soldats souffrir autant, le réalisateur ne fait pas la fine bouche sur l’action et il nous délivre un condensé de scènes violentes et brutales qui est véritablement éprouvant pour le spectateur.

Peter Berg s’attache ici à ne pas montrer les talibans comme des diables mais de simples ennemis quasiment invisibles et anonymes. Il réalise également à ne pas nous perdre dans les scènes de combats, le film est très bien shooté avec une action lisible et évite la shaky-cam. L’ensemble est donc sobre et l’ambiance de la montagne parfaitement retransmise. La bande des 4 soldats aident à nous sentir proche d’eux, Taylor Kitsch, Emile Hirsch, Mark Wahlberg et Ben Foster sont attachants et les multiples exécutions nous laissent sans voix. Du sang et des larmes est donc un bon film de soldats qui ne se veut ni moralisateur ni prônant un discours, le réalisateur américain se concentre sur les valeurs morales, sur le courage de ces hommes.

Du sang et des larmes, un film de Peter Berg, avec Mark Wahlberg, Taylor Kitsch, Emile Hirsch, Ben Foster, film de guerre américain, 2h01, sortie le 1 janvier 2014.

visuels © SND

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