Arts

Off de la FIAC : Frileuse Slick

Off de la FIAC : Frileuse Slick

17 octobre 2012 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Pour la septième année consécutive, mais dans un nouveau lieu, Le Garage Turennes, la foire d’art contemporain SLICK, l’un des off les plus prestigieux de la Fiac, présente à Paris une sélection de galeries.

Les coups de coeur ne sont pas foison, disons le avant d’avancer. Cette année, crise oblige, ce OFF de la FIAC a quitté les extérieurs du Palais de Tokyo pour un lieu plus petit,situé, comme sa consoeur Show Off, dans le Marais. Les exposants ont plutôt fait le choix d’oeuvres sereines, de formats non monumentaux, à l’exception du mur de miroir de poche de Joël Andrianomearisoa (P4).La surprise a tout de même réussit à sourdre à au moins trois reprises.

Chez Gabriel et Gabriel (D7) on retrouve Thomas Devaux. Un gout de redite est là, il a imprégné tout le salon. Le photographe a été  repéré à Cutlog, il a remporté en 2011 la Bourse du talent #46. Ce photographe de mode  travaille l’Attrition : « nom féminin. L’action de deux corps durs qui se frottent et s’usent. »Ces flous noirs surplombent un homme allongé entièrement recouvert de fourrure. L’oeuvre  s’appelle Darwin : un être mi-femme mi-singe est allongé, objet d’étude darwinesque. L’effet fonctionne à merveille.

L’homme animal, on le retrouve  dans les enfants-oiseaux de Simon Schubert exposé parmi l’excellente sélection de la galerie Van Griten. (A8)  Il côtoie deux anglais (Robert Currie,  et Rebecca Stevenson et un photographe japonais (Izima Kaoru).  Comme prêts à s’envoler en plein complot, ils fascinent autant qu’ils inquiètent. Cet artiste qui n’a même pas 40 ans semble réinventer le surréalisme avec talent.

 

En valeur sûre, on vote Polka ! (C2). La galerie star en photographie expose au moins deux incontournable. D’abord un William Klein mais pas n’importe lequel. Une épreuve ici donnée comme un acte final. La photographie date de 1995, le temps des manifs lycéennes. L’artiste offre une technique mixte : épreuve gélatino-argentique sur papier baryté, contre-collage sur forex, plastification, laque. L’ensemble donne une rencontre à la porte de la chambre de noir. Tout aussi charismatique est la sérigraphie de Daïdo Moriyama, « Motorbike ». Cette sérigraphie sur toile donne l’illusion de la peinture.  L’artiste fera d’ailleurs l’objet d’une monographie chez Pollka à partir du 10 novembre.

 

Une Slick un peu terne, loin du génie de 2011, la crise qui s’abat également sur le marché de l’art est ici palpable. Seulement 38 stands sont à parcourir.

 


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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

4 thoughts on “Off de la FIAC : Frileuse Slick”

Commentaire(s)

  • Transhumance : la foreat ou des mini-arbres marchent tout seuls, comme dans une pie8ce du grand William L’ide9e du bukenr (j’ai vu que Virilio avait pris de vitesse l’artiste ) est excellente.

    décembre 13, 2012 at 12 h 00 min

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