Marché de l'art
La triste fin de la manufacture Pleyel

La triste fin de la manufacture Pleyel

16 novembre 2013 | PAR Kim Beci

Après de nombreuses faillites, la marque de pianos Pleyel ferme après 200 ans et plus de 250 000 pianos d’histoire derrière elle. L’atelier de Seine Saint-Denis sera le second après Alès en 2007. Sa fermeture surviendra avant la fin de l’année.

Chopin, Debussy, Ravel, Stravinski…Ces noms vous disent-ils quelque chose ? Ils ont quelque chose en commun et ce n’est pas que la musique classique. Tous ces grands hommes avaient joué sur un Pleyel.

Certains utilisaient cette marque de piano loyalement, sans vouloir composer sur d’autres instruments que ceux du compositeur Ignace Joseph Pleyel. Les autres étaient tout simplement des grands amateurs de l’objet, d’une beauté inimitable.

Cette fabrique considérée “Entreprise du patrimoine vivant” date de 1809. Ses origines: Paris. Vendus dans toute l’Europe, reconnus mondialement et d’une richesse culturelle incontestable, l’héritage des pianos d’Ignace Pleyel atteignait son apogée en 1865 à Seine Saint-Denis lorsque la manufacture prit une ampleur industrielle. Auguste Wolff et Gustave Lyon furent des successeurs intelligents, ils firent grandir la marque et arrivèrent à la moderniser et à accroître son influence.
En deux siècles d’existence, la manufacture Pleyel a construit et vendu plus de 250 000 pianos.

La triste nouvelle : les ateliers mettront bientôt la clef sous la porte.

Didier Calmels, actuel chef de la marque, fermera les pianos Pleyel, sous le coup d’une baisse considérable d’activité, de pertes récurrentes et bien évidemment, de l’énorme concurrence asiatique. L’un des employés de la manufacture a déclaré que l’atelier de Saint-Denis sera fermé avant la fin de l’année, six ans après  la clôture de celui d’Alès.

L’une des plus anciennes fabriques de pianos au monde s’éteindra après cinq faillites en une trentaine d’années, mais il reste encore un espoir : la marque pourrait être exploitée dans d’autres contextes. La salle Pleyel, appartenant à l’Etat aidera à la conservation du célèbre nom mais la manufacture, ce qui constituait son âme, arrive en 2013 à la fin de ses jours.

Visuel : © Capture d’écran http://www.pleyel.at/pleyel/index.php

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Kim Beci

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