Arts
Lucknow au miroir du temps

Lucknow au miroir du temps

08 avril 2011 | PAR La Rédaction

Avant de devenir une colonie anglaise, l’Inde a eu une période de prestige, notamment à travers la cour de Lucknow (de 1739 au milieu du 19ème siècle). Symbole de rencontres entre culture orientale et occidentale, elle est aujourd’hui en ruines, malgré des efforts de la part de l’État. Le Musée Guimet offre au public la première rétrospective internationale consacrée à cet age d’or.

En réponse à l’exposition « Une cour royale en Inde: Lucknow (18ème-19ème siècles) », organisée par le Musée Guimet, Antonio Martinelli pose la question de la conservation du patrimoine à travers une série de photographies en noir et blanc. Le public peut donc découvrir sous deux angles (le passé et le présent), Lucknow, ville du Nord de l’Inde. Hier réputée pour sa sophistication et son métissage entre Indiens et Européens, cette ville attira des artistes et des courtisans indiens dès 1739, puis très rapidement des diplomates et des intellectuels européens. Lucknow devint donc un important lieu d’échanges d’idées et de traditions culturelles. Un siècle plus tard a lieu la Première guerre d’indépendance, et l’Inde devient une colonie anglaise en 1858. Elle est aujourd’hui à la fois orgueil national et source de nostalgie du temps passé pour les Indiens.

Deux belles expositions, qui intriguent par l’inventivité des hommes de l’époque et par la richesse de l’architecture et des objets décoratifs, ainsi que par la beauté et le rendu des images du photographe. Réunissant près de deux cents œuvres, l’exposition principale permet au public de découvrir pour la première fois de nombreux textiles, bijoux, pièces d’orfèvres, peintures, gravures, révélateurs d’une cour orientale qui n’avait rien à envier aux cours européennes de l’époque. La seconde présente le travail d’Antonio Martinelli: en s’appuyant sur des images d’archives, il a cherché à reprendre leurs points de vues pour construire ses propres clichés. L’exposition du Musée Guimet montre la richesse de la cour, tandis que celle d’Antonio Martinelli nous révèle ce qu’il reste de cette société aujourd’hui.

Julie Sejournet

(c) Le Colonel Antoine-Louis Polier assistant à un nautch, d’après une peinture de Johann Zoffany, Inde, Uttar Pradesh, Lucknow, vers 1786-1788, Gouache sur papier, 25 x 32 cm, Museum Rietberg, Zurich, legs de Balthasar Reinhart, 2005.83 ©Foto Rainer Wolfberger, courtesy Museum Rietberg, Zürich.

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