Arts
Les vernissages de la semaine du 5 décembre

Les vernissages de la semaine du 5 décembre

05 décembre 2012 | PAR Tatiana Chadenat

Et oui, la fin du monde approche, et les vernissages de la semaine s’en imprègnent. Vous pourrez vous plonger tour à tour dans la vision apolcalyptique de Huang Yong Ping, dans l’histoire dramatique de Robert Devriendt, dans les clichés inquiétants de Laura Henno, dans l’exposition collective de Science fiction de la Galerie Triple V … Une semaine de vernissages sous tension qu’atténuera Gleen Baxter et sa mythologie enfantine. Un peu de légèreté dans ce monde de brutes, non mais !

En guise de premier vernissage de la semaine la Galerie Kemel Mennour (47 rue Saint André des Arts Paris 75006) est heureuse d’accueillir l’exposition intitulée «Bucharach» de l’artiste chinois Huang Yong Ping. Le nom de cette dernière est celui d’un village de France, déjà célèbre chez les superstitieux pour être le seul épargné par l’apocalypse du 21 décembre. L’artiste lui rend hommage dans une exposition qui prend des airs de chaos. Il chamboule la ligne Maginot existant entre le naturel et l’artificiel, le sauvage et la société. Le paroxysme du drame y est représenté. A tous ceux qui souhaitent voir à quoi ressemblera l’apocalypse et surtout à ceux qui souhaitent avoir plus de renseignements sur ce village gracié, rendez-vous dès ce soir pour le vernissage de l’exposition. Ne tardez pas, elle se termine samedi !

La Galerie fille du Calvaire (17, rue des Filles du Calvaire, 75003 Paris) expose du 6 décembre au 19 janvier, Laura Henno. Les clichés de l’artiste donnent l’impression d’assister à ce qui précède une éclipse totale, le moment où les animaux se taisent et s’immobilisent où tout semble s’arrêter et attendre. Elle nous plonge souvent dans un clair-obsur avec des personnages suspendus au temps dont nous ne saurons rien, ni de leurs histoires, ni d’où ils viennent, parfois nous ne connaîtrons même pas leurs visages, happés par l’obscurité. L’exposition vient achever le cyle Summer Crossing consacré à l’artiste il y a trois ans, et se vernit dès demain. Des clichés poétiques à ne pas manquer.

L’anglais originaire de Leeds, Glen Baxter est verni cette semaine à Paris à la Galerie Martine Thibault de la Châtre (4 rue Saintonge dans le 3ème à Paris). Une série de dessins y sont présentés. Réalisés à l’encre de chine et au crayon gras, ils offrent des personnages figés, sans ombres portées ni expressions faciales. Ce sont ceux de la mythologie de notre enfance. Avec une grande rigueur de trait et avec des influences aussi variées que Lewis Caroll, Raymond Queneau, Buffalo Bill, Tom Mix, George Herriman, Magritte, Chirico, Desnos ou encore Man Ray, l’artiste s’adresse aux adultes, en montrant des images qui appellent leur inconscient. L’exposition qui bouscule nos rêveries se termine le 12 janvier 2013.

La reprise de la veine apocalyptique ne saurait tarder, la Galerie Loevenbruck (6, rue Jacques Callot dans le 6ème) présente les œuvres du peintre Robert Devriendt. Une succession de tableaux qui mettent en scène un drame, un crime, un accident, bref une histoire qui commence par une Porsche Panamera sur l’autoroute que conduit une jeune femme blonde armée, et qui se termine par son arrêt en forêt où un homme l’attend … Une exposition tout en « suspense » qui se vernit le vendredi 7 novembre et se termine le 26 janvier.

La Galerie Triple V (24 rue Louise Weiss dans le 13 ème à Paris) vernit le vendredi 7 décembre l’exposition «Science Fiction #3». Il s’agit d’un remake de deux expositions : la première en 1983 dans une galerie New Yorkaise à l’instigation de Peter Halley, la seconde en 1989 faite au Centre d’Art Le Consortium. La troisième du même nom est aujourd’hui présentée à La Galerie Triple V. Elle prend une autre forme évidemment avec ses différents acteurs : James Angus, Frank Kozik, Emmanuelle Laine, Matthew Mc Caslin, David Malek, Mathieu Mercier, Hugo Pernet, Delphine Reist, Nicolas Roggy, Sylvain Rousseau, Michael Scott, Blair Thurman, John Tremblay et Pierre Vadi qui seront à l’honneur jusqu’au 9 février.

Visuel : Sans titre, 2012, 74 x 94 cm. Courtesy Galerie Les Filles Du Calvaire (Capture d’écran)

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Tatiana Chadenat

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